un marché qui décolle lentement
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Tarifs trop élevés (3,55 euros TTC en moyenne), catalogue trop réduit, films trop anciens... Pour de multiples raisons, le marché de la vidéo à la demande payante en France est encore modeste : 61 millions d'euros au premier semestre 2010 (+ 48 %), selon GfK et NPA, sans compter les services spécialisés dans les films pour adultes. Il devrait atteindre 140 millions d'euros en 2010 (+ 70 %). En pratique, la quasi-totalité de la consommation se fait sur téléviseur (et non sur PC) et à l'acte (et non au forfait). « Les plates-formes sont toutes déficitaires, et seulement trois d'entre elles dépassent les 10 millions d'euros de chiffre d'affaires : Orange, SFR et Canal Plus », a déclaré au « Figaro » le président du CSA, Michel Boyon. Au premier semestre 2010, le leader Orange a vendu 5,3 millions d'oeuvres (+ 48 %), soit un chiffre d'affaires estimé à 16 millions d'euros. Ce trio est suivi par TF1, dont les revenus annuels sont légèrement inférieurs à 10 millions. Pour proposer des films plus frais, le délai de sortie des films en VoD a été ramené il y a un an de 7,5 à 4 mois - voire sur dérogation à 3 mois pour les films ayant réalisé peu d'entrées, mais aucune demande en ce sens n'a été faite. Mais, à mi-2010, seuls 27 % des films étaient disponibles en VoD quatre à six mois après leur sortie en salles, selon un bilan dressé par le CNC. J. H.
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