Écocéane investit dans la dépollution maritime
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La mer n'est pas une poubelle. " Ce slogan sonne comme une raison d'être pour Écocéane. Fondée en 2004, cette affaire se positionne sur le créneau de la récupération des hydrocarbures et des déchets flottants. Le premier marché de la société est celui du nettoyage des ports. " Nos navires, "Écoglop"et "Cataglop XL", sont conçus pour une utilisation quotidienne et polyvalente avec le ramassage des macrodéchets, des eaux de toilettes des bateaux, des hydrocarbures, etc. ", indique Éric Vial, PDG d'Écocéane (il se partage le capital avec son associé Robert Gastaldi). Ses navires ont séduit le port d'Arcachon ou encore plusieurs pays africains comme le Kenya ou le Congo. Depuis sa création, la société, qui a réalisé en 2007 un chiffre d'affaires de 1,8 million d'euros, a vendu 25 embarcations.PARTENARIATS TECHNIQUESForte de cette expérience, Écocéane passe la vitesse supérieure en développant un nouveau produit, le Catamar, sorte d'aspirateur des mers. Il reprend aux autres navires de la gamme le principe de la turbine de propulsion. Elle provoque une aspiration par l'avant du bateau pour récupérer les déchets et les hydrocarbures. Le navire nettoie ainsi en avançant tandis que les substances récoltées sont transférées dans des réservoirs flottants à l'arrière du bateau. " Nous venons de valider au centre d'essais du Cedre, le Centre de recherche sur les pollutions accidentelles des eaux, basé à Brest, la capacité de récupération de fioul lourd en mer ",précise le PDG qui a également noué un partenariat technique avec la Marine nationale.Le navire peut embarquer deux équipages de trois personnes pour fonctionner en autonomie sur une semaine. En une heure, le Catamar peut nettoyer une surface équivalente à 2 hectares. Le prix du navire anti-dépollution, qui peut intervenir aussi bien sur les marées noires que sur les dégazages et déballastages sauvages - plusieurs milliers chaque année -, se monte à 4,8 millions d'euros. " Il existe un marché mondial pour une centaine d'unités. Les clients potentiels sont les États ; nous sommes en contact avancé avec Panama ou bien l'Égypte pour leur canal, les compagnies pétrolières ou les régions littorales. "Afin de s'implanter sur le marché nord-américain, Éric Vial prépare la création d'une filiale aux États-Unis courant 2009. En fonction de l'évolution des commandes, un autre site de production pourrait voir le jour en Turquie. Implanté à Paimpol (Côtes-d'Armor), le chantier actuel peut assurer la construction d'une trentaine d'unités par an.
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