Débrayages chez Renault à l'appel de la CGT

Les salariés de Renault ont observé hier des débrayages d'ampleur limitée, à la suite de l'appel lancé mardi par la CGT pour protester contre 4.000 suppressions de postes en France. Le syndicat évoque 20 % de grévistes à l'usine normande de Sandouville et sur le site de mécanique à Cléon. La direction assure toutefois que le taux de grévistes ne dépassait pas respectivement 6,3 % et 9,6 % sur les équipes du matin. Dans l'ingénierie, en région parisienne, ce sont plus de 1.200 personnes qui ont répondu à l'appel, selon la CGT. Mais la direction ne reconnaît qu'un taux de 4,7 % au Technocentre de Guyancourt." UNE POLITIQUE DE TERRE BRULEE "Ces mouvements, auxquels se sont localement associés FO, la CFDT et SUD, ont été accompagnés hier de nombreusesdéclarations gouvernementales. " Il faut faire jouer à plein les dispositions législatives pour obliger Renault à assumer la reconversion des bassins d'emploi concernés. Il est hors de question qu'un grand groupe fasse un plan de départs en pratiquant une politique de terre brûlée ", a affirmé Laurent Wauquiez, secrétaire d'État à l'Emploi. " On voudrait, [...] puisque l'État est encore à peu près à 14 % dans le capital de Renault, comprendre dans quelle mesure ce plan de départs volontaires va être misen oeuvre, quelles mesures sociales vont être proposées, quelles mesures de réindustrialisation vont être prises ", a souligné Christine Lagarde, ministre de l'Économie et de l'Emploi.Une nouvelle annonce portant sur2.000 départs supplémentaires en Europe, dont 900 en France, devrait être officialisée jeudi prochain.

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