Le Chicago Board Options Exchange fait une entrée en Bourse remarquée
La Tribune
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En ces temps de marché difficiles, le Chicago Board Options Exchange (CBOE) a réussi son entrée en Bourse : non seulement le leader des marchés d'options américains a-t-il pu placer les 11,7 millions de titres qu'il envisageait à 29 dollars - l'extrémité haute de la fourchette indicative -, mais ses premiers pas sur le Nasdaq ce mardi se sont faits à la hausse. L'action CBOE a ouvert à 32,80 dollars (+ 13,1 %) avant de grimper jusqu'à 33,75 dollars.Le pari était loin d'être gagné. En prenant le chemin de la Bourse, William Brodsky, le patron du CBOE, n'avait pas manqué de souligner à ses futurs actionnaires les risques encourus : son prospectus évoquait notamment un secteur devenu très concurrentiel et la menace de perdre ses licences d'exploitation exclusive pour la cotation d'options sur les indices S&P 500 et Dow Jones. L'International Securities Exchange a entamé, en novembre 2006, une procédure à l'encontre de McGraw Hill et Dow Jones & Co dans l'espoir d'obtenir la fin de cette exclusivité. Un verdict devrait être rendu le 8 juillet. Pour le CBOE, les options sur indices représentent 32 % de ses commissions sur transactions.Grands succès Mais l'espoir d'une reprise du mouvement de consolidation des Bourses comme l'effet rareté ont visiblement retenu l'attention. L'essentiel des Bourses historiques ont déjà franchi le cap de la cotation, avec de grands succès comme celui du Chicago Mercantile Exchange en 2002. Surtout, certains espèrent déjà une OPA sur son titre. En octobre 2009, la rumeur avait agité la presse de Chicago : CME Group testait le terrain pour un éventuel rachat. Le nom de Nyse-Euronext, qui a déjà 26-27 % de part de marché sur les options aux Etats-Unis, est aussi avancé. « Aujourd'hui, le CBOE représenterait un investissement non négligeable. Et je ne suis pas certain que les intervenants voient d'un très bon oeil qu'un opérateur pèse 50 % ou plus du march頻, indiquait toutefois à « La Tribune » son patron, Duncan Niederauer, en avril dernier. Pour tout acquéreur, le CBOE sera effectivement un investissement non négligeable : près de 3,4 milliards de dollars. Christèle Frad
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