Eramet, au centre d'intérêts multiples

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LA VALEUR À SUIVREEn l'absence d'avancée sur la cession de ses parts dans Eramet, Areva a une nouvelle fois reconduit pour six mois supplémentaires le pacte la liant à la famille Duval, premier actionnaire du groupe minier. Le groupe nucléaire reste décidé à vendre cette participation de près de 26 %. Mais les nombreux intérêts impliqués autour de cette participation rendent la cession complexe. Sa vente au Fonds Stratégique d'Investissement, motivée par son caractère « stratégique », est aujourd'hui en dormance. Les négociations ont achoppé sur des questions de prix par le passé, et « aujourd'hui le sujet n'est plus à l'ordre du jour », indique une source proche du dossier. Ce d'autant plus que le patron du Fonds, Gilles Michel, quittera ses fonctions à la rentrée. Aussi biscornue soit-elle, l'action en justice de l'homme d'affaires Romain Zaleski, qui conteste les conditions d'entrée des Duval au capital d'Eramet il y a dix ans (alors qu'il n'y était pas lui-même), fait peser une incertitude sur la valorisation de la participation d'Areva. La réflexion du ministère de l'environnement sur la constitution d'un pôle minier français constitue un autre aléa. Enfin, le Gabon souhaite augmenter de 25 % à 34 % sa part dans la Comilog, la filiale d'extraction de manganèse d'Eramet dans le pays, et voudrait aussi acquérir une participation directe comprise entre 10 % et 15 % dans le groupe. Eramet, dont le PDG Patrick Buffet sera au Gabon cette semaine, s'est dit ouvert à cette intitiative. « La première phase, c'est la montée dans la Comilog. Cette semaine, l'objectif sera de faire avancer ces négociations », précise un bon connaisseur du dossier. Olivier Hensgen+ 0,34 %

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