Consensus allemand sur la fiscalité des entreprises

Les sociétés allemandes ont vu leur pression fiscale allégée de 5 milliards d'euros. Dans sa course à la compétitivité de ces dernières années, l'Allemagne a déjà réduit la pression fiscale sur les entreprises. La plus spectaculaire baisse a été celle mise en oeuvre à partir de 2008, faisant passer le taux de l'ensemble des impôts pesant sur les entreprises de 38,7 % à 29,8 % (l'impôt sur les sociétés, s'élevant, lui, à 15%). Les entreprises allemandes ont ainsi vu leur pression fiscale allégée de 5 milliards d'euros. Cette réforme avait été décidée dans le cadre d'un consensus au sein de la grande coalition de l'époque entre la CDU d'Angela Merkel et les sociaux-démocrates du SPD. Avec elle, la fiscalité sur les entreprises allemandes devenait plus attractive au sein de l'Union européenne. Depuis, le sujet n'est plus que marginal dans le débat politique et économique. Quelques aménagements ont été apportés lors de la loi « d'accélération de la croissance » entrée en vigueur le 1er janvier dernier, notamment concernant la prise en compte des intérêts payés et de l'amortissement des investissements. Mais la plupart des économistes estiment que, désormais, il n'est pas utile de toucher à la fiscalité des entreprises. Le sujet a d'ailleurs été absent de la campagne fédérale de 2009. Désormais, les débats portent pltôt outre-Rhin sur la question de la réforme de l'impôt sur le revenu ou encore sur celle de la flexibilité du marché du travail. R. G., à Francfort

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