Le Chili durcit à son tour sa politique monétaire

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Quatre mois après le tremblement de terre qui a ravagé le pays, et détruit l'équivalent de près de 17 % de son PIB, le Chili montre déjà des signes surprenants de vitalité. En avril, son économie a rebondi plus fortement que prévu, à la faveur des plans de reconstruction. La hausse des prix s'est très nettement accélérée, et côté marchés financiers la Bourse caracole, affichant un gain de 12 % depuis janvier ce qui la place en tête des marchés du continent. renaissance économiqueBref les signes de reprise s'accumulent. Voire de surchauffe, si l'on en croît l'ampleur du dernier geste de la banque centrale. Cette dernière a surpris la communauté financière en relevant son taux directeur de 50 points de base - de 0,5 à 1 % - au lieu des 25 points de base anticipés. « Par ce geste, la banque centrale donne le sentiment qu'elle anticipe des signes de surchauffe pour la deuxième partie de l'année », relève-t-on chez Moody's qui vient d'améliorer d'un cran la note du pays (Aa3). Le Chili est le troisième pays d'Amérique du Sud, après le Brésil et le Pérou à avoir amorcé un durcissement de sa politique monétaire en vue de maîtriser son risque inflationiste. La Banque centrale chilienne avait estimé en avril que la croissance du PIB pourrait atteindre cette année entre 4,25 et 5,25 %, tandis que l'inflation risquait de dépasser la cible de 3 % qu'elle s'était assignée, en grimpant de 3,7 %. De son coté l'OCDE, soulignait hier que « l'investissement Sud-Sud présente un énorme potentiel inexploité pour les pays à faible revenu », en précisant que ce phénomène concerne de plus en plus, outre la Chine ou les entreprises brésiliennes et indiennes de nouveaux investisseurs plus petits (le Chili ou la Malaisie).Cette renaissance économique chilienne s'est également traduite par un engouement sur ses marchés financiers. En l'espace d'une semaine, l'indice boursier IPSA a grimpé de 12 % à 4.035 points. Une avancée qui lui vaut d'être aujourd'hui la première performance du continent sud-américain, si l'on excepte le Vénézuéla (+ 17 %) loin devant le Bovespa brésilien (- 6 %) . « Le reste de l'année devrait cependant connaître une évolution plus modérée », pronostique le responsable de la recherche du courtier FIT interrogé par Reuters. Selon lui, l'indice IPSA pourrait gagner 15 % en 2010 M. B.

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