Les banques espagnoles se rebellent contre Moody's
La Tribune
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ortLa banque espagnole est solvable et transparente. Miguel Martín l'affirme. Le président de l'Association espagnole de la Banque (AEB) a réagi jeudi au rapport pessimiste sur les perspectives du secteur bancaire espagnol publié le 13 octobre par l'agence américaine de notation Moody's. Selon les mots prononcés par le dirigeant lors d'un colloque à Bilbao, le compte rendu de Moody's « induit en erreur, confusion et tromperie ».Miguel Martín considère que les conclusions de l'agence, qui font état de possibles pertes à hauteur de 108 milliards d'euros du fait de la détérioration des actifs et incitent le secteur à provisionner 57 milliards d'euros pour compléter les 51 milliards dont il dispose déjà, constituent en fait un « stress test ». Or, en la matière, le président de l'AEB estime que la Banque centrale espagnole en élabore de plus fiables. Et de rappeler que le secteur a justement obtenu des résultats satisfaisants à ces tests.scénario peu crédiblePar ailleurs, selon Miguel Martín, le scénario d'une récession prolongée envisagé par Moody's n'est pas crédible. De fait, selon l'Institut national de statistiques, la chute des prix de l'immobilier a ralenti en septembre, une bonne nouvelle pour le secteur bancaire, fortement exposé. Cette donnée tend à émousser l'impact des prévisions de l'agence américaine, qui s'inquiète de ce que les bilans des banques espagnoles sous-estiment la détérioration des actifs, immobiliers notamment, et le niveau des créances douteuses (de 4,93 % en août). Miguel Martín a rappelé que ces bilans sont élaborés selon les normes internationales en vigueur.Les critiques de l'AEB font écho à l'approche de certains analystes qui estiment que les agences de notation ont tendance à faire preuve de plus d'intransigeance depuis qu'on leur a reproché leur manque de rigueur à l'occasion de la tourmente financière. Cette analyse ne les concerne cependant pas toutes. Ainsi l'agence américaine Fitch estime que des banques comme Santander et BBVA demeureront solides face à la crise.Gaëlle Lucas, à Madrid Fitch, en revanche, estime que des banques comme Santander ou BBVA resteront solides face à la crise.
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