françois LengletResponsabilité partagéeéditorialNul besoin d...

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françois LengletResponsabilité partagéeéditorialNul besoin de rappeler les bénéfices de l'actionnariat individuel pour la croissance, l'emploi, l'innovation, en un mot le niveau de vie d'un pays. Et pourtant, l'enquête qu'Opinionway a réalisée à l'occasion du salon Actionaria le démontre une nouvelle fois : les Français n'ont que peu d'appétit pour cette forme d'investissement, en particulier les jeunes. Et la crise financière n'a fait que renforcer leurs préventions, donnant le sentiment que la Bourse était dangereuse et réservée aux experts. On pourrait ici brocarder l'ignorance du bon peuple français qui, décidément, n'entend rien à l'économie de marché. Ce serait un peu facile. Oui, les Français sont peut-être moins enclins à prendre des risques que d'autres. Pour autant, il faut avouer que la responsabilité de ce désintérêt doit être partagée. Avec le ministère des Finances, qui modifie sans cesse une fiscalité déjà très complexe et parfaitement inintelligible. Avec les entreprises elles-mêmes, dont la communication financière est encore souvent absconse. Avec les intermédiaires financiers, qui ne sont pas toujours à l'écoute des besoins individuels. Avec la presse écrite et audiovisuelle, qui ne fait probablement pas tous les efforts de pédagogie nécessaires. Avec les hommes politiques, qui multiplient les déclarations hostiles aux marchés financiers et vont même jusqu'à les diaboliser. Pour sa part, « La Tribune » a décidé d'oeuvrer pour cette noble cause. D'abord en développant son offre quotidienne d'articles dévolus à l'investissement individuel, dans nos pages « Vos Finances », au sein du quotidien et sur le site Latribune.fr. Et bien sûr en s'associant au salon Actionaria. Bonne lecture. Et bonne promenade dans les allées du salon.

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