Paris veut faire pression sur Moscou pour étrangler financièrement Damas
La Tribune
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La France estime que des discussions doivent être menées avec la Russie pour étrangler financièrement le régime syrien de Bachar al-Assad, a dit lundi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius. \"On essaie de le serrer au cou, si je puis dire, par tous les canaux possibles. En particulier, il y a un canal qui paraît parallèle mais qui n\'est pas du tout parallèle, c\'est le canal financier\", a souligné le ministre à la radio RTL.\"Songez que la guerre lui coûte à peu près un milliard d\'euros par mois, il a de moins en moins de réserves. On a compté qu\'il n\'en avait que pour quelques mois, sauf appui de la Russie et de l\'Iran. C\'est la raison pour laquelle il y a aussi des discussions qui doivent être menées, au moins avec la Russie\", a précisé Laurent Fabius. Jusqu\'à présent, la Russie et la Chine se sont opposées à l\'ONU à toute mesure coercitive à l\'égard du régime syrien, notamment dans le domaine des sanctions.En dénonçant à nouveau un régime \"inhumain\" dirigé par \"un massacreur\", le responsable français a réaffirmé que la France n\'entendait pas agir militairement en Syrie en dehors d\'un cadre international, que ce soit celui de l\'ONU ou de l\'Otan. Il a aussi une nouvelle fois écarté une éventuelle livraison d\'armes à la rébellion, la France étant liée par un embargo sur les armes décrété par l\'Union européenne. \"Il y a des pays qui apportent des armes au régime, la Russie, l\'Iran. Il y a des pays qui apportent des armes à l\'opposition, essentiellement des pays arabes\", a-t-il rappelé, précisant que la France de son côté se limitait à fournir à cette dernière des équipements non létaux.
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