La SNCF sort de la crise et fixe son agenda social

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La grève à la SNCF se termine, après plus de deux semaines de perturbations. « Aujourd'hui nous sortons de la grève », a assuré mercredi François Nogué, le directeur des ressources humaines, qui recevait séparément les organisations syndicales. Alors que la mobilisation atteignait encore mercredi 1,88 % du total, des effectifs du groupe, plus d'une dizaine d'assemblées générales de cheminots se sont prononcées pour la reprise du travail.Personne ne s'attendait à un mouvement aussi long. Voulu par la CGT-cheminots, largement majoritaire (40 %) et SUD-Rail (autour de 16 %), il a duré plus longtemps qu'en 2007 lors de la remise en cause des régimes spéciaux de retraite. Mais le succès de la mobilisation n'est pas franc, très concentré sur le sud de la France et la région Rhône-Alpes. « Le conflit a été très mal engagé », reconnaît Alain Cambi, de SUD-Rail. « Si tout le monde avait appelé à la mobilisation, ça aurait été mieux », ajoute la CGT. Ces deux syndicats n'ont pas réussi à s'entendre avec les autres, l'organisation leader chez les cheminots voulant se concilier son aile gauche tentée par le radicalisme de SUD-Rail. La SNCF, de son côté, s'est attachée à montrer que la négociation primait sur la grève. « Nous avons obtenu quelque chose de cette grève », assurait néanmoins le secrétaire général adjoint de la CGT-cheminots, Laurent Russeil, mercredi, lors de la reprise du dialogue avec la direction. Après sa réunion bilatérale avec François Nogué - la CGT devait au départ être reçue en fin de matinée, après l'Unsa et la CFDT, mais a fait le forcing pour avoir la primauté -, elle a affirmé avoir obtenu des avancées. satisfaction partagée« Le vrai succès est l'annonce que le budget 2010 sur le recrutement sera largement dépass頻. Alors que le budget initial prévoyait 1.800 embauches, « le chiffre de 3.000 a été sous-entendu. Nous n'en serons pas loin. Nous avons aussi obtenu des inflexions significatives sur les restructurations et les établissements territoriaux », commente-t-il. Les discours diffèrent cependant. « Nous avons calé l'agenda social comme cela était prévu, sur les thèmes de l'emploi, des conditions de travail, etc. », explique Jean-Daniel Bigarne, de l'Unsa-cheminots. « Ces rencontres ont été très utiles », s'est félicité François Nogué. « Trois éléments en ressortent : la poursuite des rencontres régionales initiées pendant la grève, la mise en place d'un agenda social sur les mois à venir et la confirmation des engagements pris au premier trimestre. Je n'exclus pas que le chiffre de 2.300 embauches en 2010 puisse évoluer. Nous tiendrons compte du nombre de départs en retraite », a souligné François Nogué devant la presse, avant sa rencontre avec Sud-Rail.

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