Axa répond au régulateur américain sur le risque systémique

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Dans le cadre de la mise en place d'une loi, le système de régulation américain permet, comme la Commission européenne, aux acteurs concernés de s'exprimer en répondant à des consultations publiques. Henri de Castries, président-directeur général d'Axa, est l'un des rares grands patrons français à l'avoir fait. Dans une lettre de 11 pages* adressée le 5 novembre 2010 au Financial Stability Oversight Council (Conseil de stabilité financière), le patron du premier groupe d'assurances français répond sur la possibilité pour les compagnies non bancaires, dont son groupe fait partie, de représenter un risque systémique. Ainsi, Henri de Castries rappelle en introduction qu'Axa est présente aux États-Unis depuis 1992 à travers Axa Equitable et Alliance Bernstein, qu'au 31 décembre 2009 sa société y employait 15.400 personnes et que 12 % de son revenu annuel y était réalisé. Une manière de dire qu'un retrait des États-Unis pour des raisons de contraintes réglementaires trop pesantes aurait un impact économique non négligeable.Le patron expose ensuite par ligne de métiers ses arguments montrant qu'aucun risque systémique n'est possible. Pour ce qui est de l'activité de gestion d'actifs, Henri de Castries s'appuie sur les déclarations du sénateur démocrate John Kerry affirmant que « certaines activités, comme la gestion de fonds, représentaient un faible risque n'impliquant pas d'être supervisées par la Réserve fédérale ». T. S.(*) http://www.regulations.gov/search/Regs/home.html#documentDetail?R=0900006480b82731

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