Négociations sur l'A400M : ça traine  !

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On prend les mêmes et on recommence mardi prochain à Berlin. Réunis pendant deux jours dans la capitale allemande jeudi et vendredi, les États clients et EADS n'ont guère avancé sur le financement des surcoûts de l'A400M. EADS, qui a déjà provisionné 2,4 milliards d'euros, les chiffre à 5,2 milliards. Un montant qui pourrait même s'élever à 11 milliards, Airbus ayant déjà identifié des risques industriels à venir de plus de 3 milliards. Pour autant, « les négociations se sont tenues dans un climat constructif », a assuré un porte-parole du ministère de la Défense allemand.Au cours de ces discussions, EADS, qui perdrait selon son président, Louis Gallois, de 100 à 150 millions d'euros par mois, a proposé de prendre à sa charge 800 millions d'euros sur les 5,2 milliards. Trop peu pour les États clients. Paris avait estimé qu'il pouvait prendre jusqu'à un « petit tiers » de cette somme. Soit autour de 2 milliards. Autant dire que les positions, qui n'ont pas bougé depuis le mois de décembre, restent toujours très éloignées. L'Allemagne a promis une rallonge de 650 millions, mais elle ne souhaite pas aller plus loin. « Nous voulons l'A400M mais pas à n'importe quel prix. » D'autant que le ministère de la Défense allemand ne veut surtout pas revenir devant le Bundestag pour faire approuver une modification majeure du contrat. C'est déjà à cause du Parlement allemand que le programme avait pris deux ans de retard : le contrat qui était prêt à la signature dès juin 2001, avait été seulement signé le 27 mai 2003. Dans l'idéal, EADS souhaiterait parvenir à un accord similaire à celui obtenu cet été avec la Grande-Bretagne, qui a accepté de payer 25 % plus cher ses appareils, mais avec un nombre d'appareils réduit de 25 à 19. Le prix de l'A400M passerait de 105-110 millions d'euros à 140 millions. Autre solution envisagée mais qui ne recueille pas l'enthousiasme de l'Allemagne ? le moins que l'on puisse dire ?, c'est de découper en plusieurs parties la commande totale de 180 avions.Michel Cabirol

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