Le FMI encourage l'austérité en Europe mais pas aux États-Unis

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 La crise dans la zone euro devait être « derrière nous », selon les mots d\'un certain nombre de dirigeants européens, au rang desquels Wolfgang Schäuble, le ministre des finances allemand ou François Hollande. Et le récent rebond de la croissance chinoise autorisait quelques espoirs quant aux perspectives de croissance mondiale.Espoirs douchés par le Fonds monétaire international (FMI) qui vient d\'abaisser ses prévisions de croissance à l\'échelle du globe pour l\'année 2013.Le Fonds prévoit toujours une accélération de la croissance par rapport à 2012, mais « plus graduelle » selon ses termes. Sauf réalisation de l\'un des risques qui pèsent encore sur le monde, le produit intérieur brut devrait progresser de 3,5% en 2013, selon l\'institution. Soit 0,1 point de moins que prévu auparavant.Austérité en Europe...Parmi les risques qui pèsent toujours sur l\'économie mondiale, l\'institution a immanquablement cité la zone euro. Elle « continue de représenter un risque considérable pour les perspectives de l\'économie mondiale, » souligne-t-elle.Alors que le FMI prévoyait un timide retour à la croissance en zone euro pour cette année, à 0,2%, elle table désormais sur une deuxième année de récession à -0,2%. Le Fonds en profite d\'ailleurs pour mettre en garde les dirigeants de la zone euro. Une aggravation de la crise ou une « stagnation prolongée » ne sont pas à exclure si l\'élan réformateur créé par la volonté de mettre en place une Union bancaire tourne court. Ce qui n\'est pas hautement improbable quand on sait ce qui reste encore à accomplir en ce domaine.Quant à la question de l\'austérité - présentée comme aggravant un peu plus la situation dans la zone euro par de nombreux observateurs voire à l\'intérieur même du FMI - le Fonds a tranché. Les pays en difficulté sont prié d\'une phrase sans équivoque de « poursuivre leur ajustement » budgétaire.... mais pas aux Etats-UnisTournant son regard vers les Etats-Unis, le FMI développe une toute autre approche. Selon ses préconisations, la première puissance économique mondiale doit se garder d\'une réduction \"excessive\" de ses déficits \"à court terme\" pour ne pas étouffer une croissance fragile, qui devrait plafonner à 2% cette année.Début janvier, la cure d\'austérité du \"mur budgétaire\" a été évitée in extremis aux Etats-Unis mais des coupes massives dans les dépenses publiques ne sont pas exclues.En attendant, l\'institution appelle le pays à relever \"rapidement\" le plafond de sa dette, qui a atteint sa limite légale et alimente actuellement une intense bataille politique entre démocrates et républicains.Les émergents devraient jouer leur rôle de moteurs de la croissance mondialeLes pays développés en berne, la croissance mondiale devrait à nouveau être tirée par les grands pays émergents. Le PIB chinois devrait ainsi progresser de 8,2% cette année, suivi par l\'Inde (5,9%) ou le Brésil (3,5%), selon le Fonds. L\'Afrique subsaharienne devrait, elle, croître de 5,8%. Mais le FMI de mettre en garde, « le manque de vigueur de l\'activité dans les pays avancés pèsera sur la demande extérieure ».

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