Blockbuster, le numéro un de la location vidéo, en faillite
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Le vidéo club du coin, emblème d'un mode de vie des banlieues et villes américaines des dernières décennies, est voie de disparition. Et le loueur de vidéos américain Blockbuster a annoncé jeudi qu'il avait déposé le bilan avec l'accord de ses principaux créanciers, qui deviendront actionnaires. L'opération doit lui permettre de poursuivre ses opérations en effaçant l'essentiel d'une dette, qui a atteint au fil des années près de 1 milliard de dollars. L'ancienne filiale du groupe de médias Viacom, devenue indépendante en 2004, tente de se redresser, en supprimant des centaines de boutiques et en sabrant dans ses dépenses. Elle compte encore environ 3.000 magasins. En quelques années, la percée de Netflix, fondé en Californie en 1997, a bouleversé le marché de la vidéo avec ses services de location par courrier ou en visionnage sur Internet (streaming). Il compte aujourd'hui plus de 15 millions d'abonnés américains.Blockbuster a tenté de se défendre en installant des distributeurs automatiques, qui permettent d'aller chercher près de chez soi un film réservé préalablement sur Internet. Il prévoit d'en avoir quelque 7.500 d'ici à la fin de l'année. Mais sur ce terrain, il est en concurrence avec Redbox. Le dépôt de bilan ne concerne ni les automates, ni les magasins franchisés, ni les activités internationales. Michael Pachter, analyste chez Wedbush Securities, interrogé par l'AFP, voit pourtant des chances de survie, au moins à moyen terme, pour Blockbuster : « Netflix et Redbox fournissent les mêmes DVD que Blockbuster, mais avec Netflix il faut attendre [un jour ou deux] avant de recevoir ce qu'on a commandé, et avec Redbox la sélection est limitée. Avec Blockbuster on peut choisir parmi 10.000 films en stock », ajoute-t-il. I. R. avec AFP
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