La justice donne raison à Free face aux attaques d'Orange sur son réseau 5G
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Xavier Niel, le fondateur et chef de file d'Iliad, la maison-mère de Free.
CHARLES PLATIAU
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Xavier Niel, le fondateur et chef de file d'Iliad, la maison-mère de Free.
CHARLES PLATIAU
Pour Orange, c'est un sacré camouflet. Le 23 février 2021, l'opérateur historique a assigné son rival Free au tribunal de commerce de Paris. Il est très remonté par ses campagnes publicitaires, où l'opérateur de Xavier Niel répète disposer du « plus grand réseau 5G de France ». Orange considère que Free s'est rendu coupable d'actes de concurrence déloyale par pratiques commerciales trompeuses. Mais ce mercredi, c'est bien en faveur du « trublion des télécoms » que le tribunal de commerce a tranché. Dans son jugement, que La Tribune s'est procuré, celui-ci met Free « hors de cause », et déboute Orange de différentes demandes d'indemnités et d'injonction. L'opérateur historique est, en outre, condamné à payer à son concurrent la somme de 150.000 euros.
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L'affaire illustre la compétition féroce que les cadors des télécoms se livrent pour recueillir un maximum d'abonnés 5G. Aux yeux d'Orange, la manière dont Free vante son nouveau réseau est inacceptable. Free affirme en effet disposer du plus grand réseau 5G de l'Hexagone, être l'opérateur qui a le plus d'antennes dédiées à cette technologie, et disposer d'une couverture de la population de 94%, très supérieure à celle de la concurrence. C'est tout à fait vrai. Mais pour Orange, la communication de Free devrait s'accompagner de précisions claires sur les performances et les débits de sa 5G, notamment en fonction des bandes de fréquences qu'il utilise.
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