Le gouvernement cherche à calmer la colère des agriculteurs

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Tout comme les banques, les agriculteurs réclament à leur tour un plan d'urgence. Tout comme pour les banques, c'est au président de la République qu'il incombera la charge de le présenter mardi, lors d'un déplacement à Poligny, dans le Jura, capitale du Comté.Le monde agricole traverse en effet une grave crise avec une baisse des revenus des producteurs de 20 % en 2008. Une chute du revenu agricole qui devrait encore s'aggraver en 2009. Face à cette situation, le gouvernement a eu quelques retards à l'allumage laissant la situation s'aggraver. Plus de 50.000 agriculteurs ont ainsi répondu à l'appel à manifester de la FNSEA, le 16 octobre, pour réclamer un plan de soutien de quelque 400 millions d'euros. Du temps de Jacques Chirac, des crises semblables étaient déjà apparues. Mais l'ancien chef de l'État, dont le tropisme agricole était connu, avait toujours su faire jouer ses relais dans le monde rural notamment par le biais de la FNSEA, principal syndicat de la branche. Nicolas Sarkozy, dont la période bling-bling a contribué à distendre les liens avec cet électorat pourtant réputé traditionnellement droitier, ne bénéficie pas du même climat de confiance.L'exécutif, inquiet de la tournure des événements, cherche à frapper fort. Selon le Premier ministre François Fillon, le plan sera « aussi important » que celui décidé récemment pour les PME et qui a été doté de 2 milliards d'euros. « Ce sera un plan massif qui permettra d'aider ceux qui sont en difficulté en prenant en charge des intérêts d'emprunts mais aussi un plan d'avenir tourné vers la modernisation », a-t-il expliqué. Il a ajouté que le gouvernement et le chef de l'État avaient voulu laisser passer la journée de mobilisation des agriculteurs français, avant de l'annoncer.Nicolas Sarkozy est « attendu au coin du bois », prévient Jean-Marc Brème, président de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) de Moselle. « On ne veut pas que le président fasse de la communication comme il sait le faire », a-t-il déclaré. On connaît sa capacité à vendre le même produit trois fois. Ça ne va pas le faire, ce coup-là. » R. J.Le monde agricole traverse une grave crise. les revenus des producteurs ont baissé de 20 % en 2008.

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