« Apprendre à se respecter les uns les autres »

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J'ai passé cinq ans chez Xerox France en début de carrière comme commerciale puis responsable grands comptes. J'ai adoré cette société. La culture anglo-saxonne me va bien. Il faut toujours aller de l'avant. On apprend de ses erreurs. Xerox était considéré comme une des meilleures écoles de vente. Mais cette société n'était pas très ouverte aux femmes. En 1993, j'allais me marier. Le directeur commercial de Xerox, parti chez DHL, entreprise spécialisée dans le transport express international, m'a demandé de le rejoindre. Le secteur d'activité ne me tentait pas trop. J'y suis depuis dix-neuf ans mais j'ai l'impression d'avoir changé d'entreprise quatre ou cinq fois.J'ai toujours été attirée par l'international. Je suis partie à Bruxelles avec mon mari et mes jumeaux, comme responsable mondiale du compte HP, premier client de DHL. J'ai été recrutée par une américaine. Nous avons créé des solutions innovantes pour HP. J'ai visité ses usines aux États-Unis et en Asie. Ce continent m'a attirée. J'ai découvert différentes cultures. On apprend beaucoup des gens différents de nous. La notion de frontière n'existe pas pour moi. La culture de DHL touche aux échanges de marchandises et aux échanges entre les gens. Apprendre à se respecter les uns les autres. En 2003, j'ai postulé pour être responsable du secteur high tech sur la région Asie-Pacifique, à Singapour. Il y avait cinq candidats : un Anglais, une américaine, un Hong Kongais, un australien et moi. Ma nomination a dû surprendre beaucoup de gens. Je suis partie toute seule puis j'ai rapatrié toute ma famille. Quand on prend une décision comme celle-ci, il faut la rendre positive. C'est la clé de la réussite du travail et de la famille. Puis j'ai monté une équipe de commerciaux grands comptes à Shanghaï. Au bout de huit mois, on m'a proposé de revenir à Singapour comme responsable grands comptes pour la région Asie-Pacifique. Je suis revenue en France en 2008, en pleine période de crise économique quand l'Asie affichait une croissance à deux chiffres. En tant que PDG de l'activité express aérien (1.500 collaborateurs), j'ai dû procéder à une restructuration qui a malheureusement touché une centaine de personnes. C'est une expérience difficile. J'ai appris à gérer le changement.

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