L'américain Hasbro excite les convoitises

 |   |  250  mots
Hasbro a bien été approché par un fonds d'investissement pour être racheté. Le fabricant américain de jouets l'a confirmé jeudi, après la parution d'un article du « Wall Street Journal » affirmant qu'il était en pourparlers avec Providence Private Equity. Mais, affirme Hasbro dans un communiqué, « le conseil d'administration a jugé qu'il n'y avait pas d'intérêt à poursuivre une telle transaction ». Le cas échéant, le rachat par effet de levier du fabricant de jouets aurait été la plus grosse opération du genre cette année aux États-Unis. La capitalisation boursière de Hasbro, coté à Wall Street, s'élève à 6 milliards de dollars. Et le groupe a tout de ces valeurs sûres que convoitent les fonds d'investissement. À la tête de 4 milliards d'euros de chiffre d'affaires, l'Américain est le numéro deux mondial des jouets, derrière son compatriote Mattel. Tous les enfants du monde jouent avec ses G.I. Joe, Transformers, Pony Pocket et autres jeux Playskool. Surtout, alors que ses ventes n'ont progressé que de 1 % en 2009, sa rentabilité s'est grandement améliorée. En 2009, son résultat net a crû de 22 % pour atteindre 375 millions de dollars. Soit une marge nette de 9,2 %. Et au premier trimestre 2010, ses ventes ont bondi de 8 %, tandis que son résultat net triplait par rapport à celui du premier trimestre 2009. De quoi exciter l'appétit des investisseurs, voire de ses grands concurrents. En 1996, Hasbro avait rejeté une offre de rachat de Mattel, pour un montant de 5,2 milliards de dollars. Juliette Garnie

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :