Bilan mitigé pour les programmes en coopération internationale
La Tribune
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En 2002, le CPRA fustigeait déjà les défaillances de la coopération internationale. Près de dix ans plus tard, rien a changé. Le désastre de la gestion du programme d'avion de transport militaire, Airbus A400M, est malheureusement là pour le rappeler. Pourtant, le CRPA avait expliqué en son temps que ces programmes « ne devaient être lancés qu'après que tous les risques ont été pesés, y compris celui du retrait de certains partenaires, ce qui implique que les accords préalablement conclus par les États participants à un programme comportent des clauses contraignantes ». Que du bon sens...Sauf que dans le dernier rapport du CPRA, le programme Principal Anti-Aérien Missile System (PAAMS), la composante majeure des moyens de combat des frégates de défense antiaériennes Horizon, reproduit les mêmes erreurs ou presque. « Le programme n'a pas bénéficié de l'effet d'allongement des séries attendu d'une coopération internationale, chaque pays ayant adopté des composants différents pour un nombre de systèmes d'armes en diminution, 2 pour la France au lieu de 4, 2 pour l'Italie, 5 pour le Royaume-Uni au lieu de 6 », constate le CPRA. En outre, PAAMS est un programme où les États ont piloté à vue et continuent à le faire. Car selon le CPRA, il existe des « incertitudes des calculs a priori et a posteriori des coûts engagés dans ce programme complexe alors que la connaissance des coûts à venir pour le fonctionnement et le soutien du système d'armes PAAMS n'est pas encore assuré ».« Trop complexe »En outre, ce programme mis en service en 2009 a cumulé « retards (cinq ans), dérapage des coûts (passant de 616,4 millions d'euros à 659 millions, soit une dérive de 7 %) et incertitude sur les performances atteintes », selon le CPRA. Les causes de cette situation sont de deux ordres. En premier lieu, la mise en place d'une architecture générale et industrielle a été « trop complexe, fruit d'une volonté politique de coopération aux effets mal maîtrisés ». En second lieu, la maîtrise d'ouvrage de la Direction générale de l'armement « ne s'est pas donnée les moyens à la hauteur de la démarche contractuelle retenue », un contrat de réalisation de gré à gré. M. C.
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