Un pays trop dépendant des importations de céréales

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L'Égypte connaît depuis plusieurs années une croissance spectaculaire (4,9 % en 2009 et 5,3 % en 2010) qui en fait l'un des chouchous des investisseurs. Mais l'Égypte a son talon d'Achille. Deuxième importateur mondial de céréales, le pays est très loin de l'autosuffisance alimentaire. En 2007-2008, des bousculades devant des boulangeries subventionnées avaient fait de nombreuses victimes. Il consomme chaque année 14 millions de tonnes de blé mais ne produit que 60 % de ses besoins. Pour pallier cette insuffisance, celui-ci, comme de nombreux autres pays, est partie à l'assaut des terres africaines. « Produire des céréales, comme le blé, dans des pays africains où l'eau et les terres fertiles sont en abondance est une solution importante » aux difficultés de l'Égypte, expliquait récemment le président du centre de recherche pour l'agriculture Ayman Farid Abu Hadid. Début septembre, le gouvernement égyptien a signé un accord avec le Soudan voisin pour permettre à des entreprises égyptiennes un accès à 420.000 hectares de terres arables. Les autorités égyptiennes s'intéressent également à des pays comme l'Ouganda, le Rwanda, le Kenya ou encore l'Éthiopie. Pour l'Égypte, l'accès à l'eau est le principal obstacle à de nouvelles cultures. Or, plusieurs de ses voisins situés en amont du Nil souhaitent renégocier le partage de l'eau dans le cadre d'accords signés à l'époque coloniale. Xavier Harel

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