Les maladies rares, modèle pour les maladies fréquentes
La Tribune
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« Tous les industriels qui s'intéressent aux maladies rares travaillent sur la thérapie génique, mais personne ne va jusqu'à la clinique [essais sur l'homme, Ndlr] ! » déplore Karen Aiach. Et pour cause. À la manière d'une opération chirurgicale, la technique vise à remplacer le gène déficient une fois pour toutes. L'inverse des traitements proposés par des sociétés comme Genzyme, qui sont administrés pendant des années aux malades, à raison de 200 à 300.000 euros par an pour le laboratoire... « Même vendu 800.000 à 1 million d'euros, notre opération intracérébrale coûtera bien moins que l'enzymothérapie [traitement pluri-annuel, Ndlr] », souligne Karen Aiach. Surtout, la thérapie génique pourrait servir à soigner d'autres pathologies du système nerveux et du cerveau, bien plus fréquentes celles-là, comme Alzheimer ou Parkinson. De quoi intéresser réellement les labos. A.T.
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