Chroniques de Gaza

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Une caméra à hauteur d'épaule qui traverse librement Gaza ravagée. Des ruines, des habitants aussi hébétés que désemparés. Et, ici et là, des bribes d'espoir à l'image de ce propriétaire du lunapark qui s'escrime à remettre les manèges en état de marche... Et qui y parvient à la fin du film. Belle métaphore. « Aisheen » est un documentaire signé Nicolas Wadimoff qui nous montre Gaza début 2009, trois semaines après la fin des bombardements israéliens. C'est poignant, instructif. On est plongé dans la réalité d'une région dévastée qui tente malgré tout de remonter la pente. Espoir, folie, dissensionsLa caméra de Wadimoff est partout : on assiste aux scènes parfois déchirantes au poste frontière qui sépare la bande de Gaza de l'Égypte. On entre dans un centre culturel où des animateurs cherchent à redonner espoir à des enfants. On marche sur la plage avec des gamins qui tentent de pêcher pour améliorer un ordinaire bien léger. On assiste à la folie qui frappe la population au moment de la distribution des vivres fournies par l'ONU. Le réalisateur sait parfaitement capter les dissensions qui animent les habitants. Tous Palestiniens, certes, mais pas forcément à l'unisson. Comme le montre très bien cette scène où un jeune groupe de rappeurs se retrouvent mis en accusation sur une radio tenue par le Hamas. À voir. Jean-Christophe Chanut

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