Fabius favorable à la surtaxation des banques

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Invité hier soir sur le plateau de l'émission « La Tribune-BFM-Dailymotion », Laurent Fabius s'est dit favorable à la surtaxation des banques (lire p. 4, 8 et 16). « Alors que l'on demande quotidiennement aux ménages de faire des efforts supplémentaires, il me paraît logique que l'on demande également un effort aux banques qui, actuellement, s'en sortent plutôt bien », a-t-il expliqué. Le député de Seine-Maritime s'oppose par ailleurs à la réforme de la taxe professionnelle élaborée par le gouvernement car « elle augmente le déficit budgétaire et rompt le lien entre les collectivités locales et les entreprises. [...] Cette réforme allégera la charge fiscale des entreprises, au détriment des communes et des ménages. » summum de l'injusticeAu sujet de l'équilibre des finances locales, Laurent Fabius a déploré le procès de mauvaise gestion fait aux élus locaux. « Les collectivités locales sont mieux gérées que l'État dirigé par Nicolas Sarkozy. » Il est également revenu sur la question du bouclier fiscal. « Ce bouclier, dont le coût pour l'État s'élève à 650 millions d'euros, est le summum de l'injustice car ce sont les personnes les plus fortunées qui en tirent le plus grand bénéfice », estime-t-il, tout en réclamant la suppression d'un certain nombre de niches fiscales. Toujours sur le sujet économique, Laurent Fabius a plaidé pour une véritable politique européenne de l'euro pour sortir la France et ses voisins de l'ornière actuelle.Dans les perspectives des prochaines élections régionales qui se tiendront en mars, Laurent Fabius a été clair. Le Parti socialiste doit reconduire les accords d'union avec le Parti communiste et les Verts au premier tour. S'il est d'accord avec le projet que le PS proposera, il se dit prêt à ce que celui-ci unisse ses forces avec celles du Modem de François Bayrou lors du second tour.Enfin, Laurent Fabius a eu des mots très durs au sujet des autres dossiers chauds de l'actualité. Il a qualifié de « lamentable » la tentative de népotisme consistant à placer Jean Sarkozy à la tête de l'établissement public d'aménagement de La Défense. L'affaire Clearstream ? Elle ressemble selon lui « à une primaire un peu particulière à l'UMP ». Enfin, l'annonce par Éric Besson, le ministre de l'Immigration, du renvoi par la France de trois réfugiés afghans dans leur pays, a été qualifiée de « peu morale ». Fabien Piliu

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