La France sur le point de pouvoir puiser dans ses réserves pétrolières ?

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 Une bonne nouvelle pour les conducteurs anxieux de voir les prix de l\'essence grimper de façon inquiètante ? Le ministre de l\'économie, Pierre Moscovici s\'est engagé samedi à ce que les prix de l\'essence baissent dès la semaine prochaine indiquant : \"Je m\'y engage !\". En attendant de savoir comment le ministre français va pouvoir faire, les principaux pays consommateurs de pétrole pourraient puiser dès le début du mois de septembre dans leurs réserves stratégiques, l\'Agence internationale de l\'énergie (AIE) ne s\'opposant plus à un tel projet  promu par les Etats-Unis. L\'AIE, qui jugeait il y a quelques jours encore que des mesures d\'urgence n\'étaient pas nécessaires, se rangerait à cette idée aujourd\'hui, à condition que les Etats-Unis n\'agissent pas unilatéralement. Une opération de même ampleur que celle de l\'an passéUn tel recours aux stocks stratégiques pourrait être de même ampleur que celui de l\'an dernier, soit 60 millions de barils, selon certaines sources proches du dossier. Et pourrait très clairement permettre aux prix du pétrole de refluer et de faciliter la tâche du gouvernement français qui se débat pour trouver une solution allant dans ce sens. Dans un communiqué publié en fin de journée de vendredi, la directrice générale de l\'Agence, Maria van der Hoeven, a jugé qu\'aucune perturbation substantielle de l\'offre pétrolière ne justifiait pour l\'instant un recours aux réserves stratégiques.\"L\'AIE, comme toujours, surveille activement les marchés pétroliers, reste en communications étroites avec ses pays membres et est prête à agir si nécessaire en réponse à une perturbation physique\", déclare-t-elle dans ce communiqué.La forte baisse des exportations iraniennes peut servir de justificationMais de fait,  la forte baisse des exportations pétrolières de l\'Iran ces derniers mois pourraient servir de justification à une telle mesure. \"Que cela soit subi ou pas, cela reste un facteur de perturbation de l\'offre\", estime un responsable gouvernemental. Reuters avait rapporté la semaine dernière que Washington avait relancé son projet de recours à ces réserves, de peur que la hausse de 30% des cours du brut observée depuis juin n\'atténue l\'impact des sanctions économiques prises à l\'encontre de l\'Iran. Aucune décision ne devrait toutefois être prise avant le lendemain du \"Labor Day\", le lundi 3 septembre, férié aux Etats-Unis.La France et la Grande Bretagne derrière les Etats-UnisLa France et la Grande-Bretagne, qui s\'étaient toutes deux déclarées favorables à un recours aux réserves il y a quelques mois, soutiennent la stratégie américaine. L\'AIE a manifestement changé de position après de longues discussions avec des responsables du département américain de l\'Energie à Washington plus tôt dans le mois. Selon plusieurs sources informées, des responsables américains et britanniques ont discuté du projet avec l\'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut. Ryad juge qu\'un recours aux réserves n\'est pas nécessaire mais que la décision revient aux pays consommateurs.

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