Krampouz accentue ses efforts à l'export
La Tribune
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etagne/métallurgieKrampouz, fabricant d'appareils de cuisson finistérien, fête son soixantième anniversaire cette année. L'occasion pour la marque bretonne d'affirmer de nouvelles ambitions. « Notre objectif est d'atteindre 10 millions d'euros de chiffre d'affaires à l'horizon 2013 », affirme son PDG, Serge Kergoat. Cet ancien cadre de Veolia et d'entreprises agroalimentaires a repris la société en 2006, aux côtés du fonds d'investissement régional IPO. En trois ans, il a fait progresser l'activité de l'entreprise de 25 % en augmentant le chiffre d'affaires de 6 à 7,5 millions d'euros, à effectifs constants (39 salariés). Certes, les crêpières qui ont établi la réputation de l'entreprise représentent encore 65 % des ventes, mais de nombreux appareils de cuisson sont venus compléter la gamme.en phase avec le design« L'idée que nous nous faisons de l'avenir de la société est de nous spécialiser dans l'ensemble des appareils de cuisson pour les professionnels et les particuliers, explique Serge Kergoat. Que ce soit à l'exportation ou sur le marché national, nous sentons que c'est une demande de nos distributeurs de compter sur des marques possédant une gamme complète. » Pierres de cuisson, planchas, gaufriers? l'équipe de recherche et développement de l'entreprise a imaginé de nouveaux produits en phase avec les tendances du design. Elle délaisse ainsi le look traditionnel des actuels produits de Krampouz pour les marchés professionnels et particuliers, lesquels représentent respectivement 60 % et 40 % de l'activité.Serge Kergoat compte également persévérer dans l'exportation. L'entreprise réalise déjà 30 % de son chiffre d'affaires à l'étranger. Elle est distribuée dans 130 pays à travers le monde. « Notre notoriété n'est plus à faire, aidée en cela par les relais de l'importante diaspora bretonne, c'est le privilège de l'ancienneté. Mais nous devons affronter des concurrents très incisifs sur des marchés en développement. Aussi, nous cherchons à compléter notre implantation géographique. » L'entreprise se lance à la conquête de l'Amérique latine : Brésil, Colombie et Mexique. Ces marchés ont été repérés par les équipes commerciales de l'entreprise implantée à Pluguffan, près de Quimper, comme étant les plus porteurs. « Leurs usages de la crêpe se rapprochent plus de ceux de l'Europe, contrairement à l'Argentine par exemple. » Si l'entreprise est distribuée en Inde, elle ne fait pas de ce marché émergent l'une de ses priorités immédiates. Ni du marché chinois d'ailleurs. « Nous restons une PME pour qui il est difficile de courir tous les lièvres à la fois », précise Serge Kergoat qui avoue néanmoins ne pas connaître les soubresauts de la crise.Pour satisfaire ses objectifs commerciaux, par la diversification de ses produits et l'exportation, Krampouz peut compter sur un outil industriel récent et disposant de réserves de production. « L'ensemble de nos produits sont du ?made in France? à 100 %. C'est un avantage et cela montre que nous pouvons sortir des produits industriels compétitifs à partir de notre pays. » Chaque année, 70.000 à 80.000 appareils sortent des lignes de production de l'usine bretonne.
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