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Les entreprises françaises investissent de plus en plus le KazakhstanNicolas Sarkozy reçoit Noursoultan Nazarbaïev, président de cet émergent d'Asie centrale.En accueillant à déjeuner ce mercredi le président du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev, Nicolas Sarkozy ponctue deux années d'intenses échanges diplomatiques qui ont débouché sur d'importantes relations commerciales entre les deux pays. « Au total, une vingtaine d'accords dans plusieurs secteurs industriels devraient être signés, ce qui montre combien il est nécessaire d'avoir un partenariat au plus haut niveau », indique Anne-Marie Idrac à La Tribune. La secrétaire d'Etat au Commerce extérieur s'est rendue plusieurs fois à Astana, la capitale du Kazakhstan, pour veiller au développement de la présence française, qui a pris un tournant avec la création en 2008 d'un conseil économique franco-kazakh.Le Kazakhstan, outre sa position stratégique qui en fait un interlocuteur diplomatique privilégié pour l'ensemble de l'Asie centrale, dispose de deux atouts majeurs. D'abord, un sous-sol riche en pétrole (3 % des réserves mondiales), gaz naturel, uranium (14 % des réserves mondiales), zinc, cuivre, plomb, dont il faut développer l'exploitation et qui est donc source de devises, notamment avec l'aide d'entreprises étrangères. « Nous avons renforcé la position de Total sur Kachagan (un des plus grands gisement pétroliers du monde.dlr) », souligne Anne-Marie Idrac, qui rappelle que « 9 % du pétrole consommé en France vient du Kazakhstan, une part bientôt portée à 10 % ». Sont également présents, Areva dans l'uranium, en partenariat avec l'acteur local Kazatomprom, et récemment le parapétrolier Vallourec.Deuxième atout, le Kazakhstan est un émergent en puissance (+ 8 % de croissance au premier semestre), candidat à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), qui cherche à diversifier son économie. « Alstom va livrer des locomotives à la société des chemins de fer kazakh (KTZ), mais également produire localement en partenariat avec le constructeur ferroviaire russe TMH. L'État français accompagne d'ailleurs ce projet », explique Anne-Marie Idrac. Activisme françaisPar ailleurs, Eurocopter, filiale d'EADS, va livrer 45 hélicoptères et assemblera des hélicoptères à Astana. Astrium, autre filiale d'EADS, va non seulement livrer des satellites mais également construire près d'Astana un centre. Sont également présents Danone, le cimentier Vicat, ou encore Sanofi Aventis. Si la Russie et la Chine sont dominantes, l'activisme français devrait surtout permettre de combler le retard sur l'Allemagne, s'arrogeant 6,8 % (2007) du marché kazakh, plus du triple de la part de la France. En juillet, la Chancelière Angela Merkel avait signé à Astana pour quelque 2 milliards de dollars de contrats, contre 6 milliards de contrats bouclés par Nicolas Sarkozy en 2009. Robert Jule

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