« H&M n'est pas à vendre »

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Comment se déroule l'activité de H&M actuellement ?Depuis début 2010, nos ventes sont satisfaisantes (+ 4 % au premier semestre 2010, Ndlr). Et notre rentabilité progresse (+ 4,9 points de marge opérationnelle à 23 %, Ndlr). Mais il y a encore de grandes disparités de pays à pays.Jugez-vous que la crise mondiale de la consommation est derrière vous ?Mon opinion est que 2010 sera d'un meilleur niveau que 2009. Mais les affaires sont encore très difficiles dans le sud de l'Europe, dont en Grèce, en Espagne et en Irlande. Beaucoup de pays sont en train de resserrer leurs finances et de réduire leurs dépenses. Cela affectera la consommation. C'est certain. Et cela pourrait durer.Depuis plusieurs mois, on observe une reprise des opérations de fusions-acquisitions, dont celle de Philips-Van Heusen et Tommy Hilfiger. H&M entrera-t-il dans la danse ?En 2008, H&M a déjà procédé à des petites acquisitions de marques, dont Monki, Weekday et Cheap Monday. En 2005, la compagnie a lancé une nouvelle enseigne COS, puis le concept H&M Home pour la décoration de la maison. Sans parler de la vente en ligne. Nous avons déjà fort à faire pour développer ses activités. Donc, nous ne sommes pas dans une phase active d'acquisitions.Début 2010, des sources bancaires néerlandaises affirmaient que Fast Retailing était sur les rangs pour racheter H&M. Quelle est votre réaction ?H&M n'est pas à vendre. La famille Persson est l'actionnaire de référence du groupe. Elle détient 37 % du capital et 70 % de ses droits de vote. C'est un investissement de long terme. La famille Persson est convaincue du potentiel de développement du concept H&M. Elle n'a aucun projet de cession. Allez-vous encore vous diversifier?Oui. Car H&M est né d'une diversification. L'enseigne est le fruit du rapprochement de Hennes, magasin de mode féminine lancé en 1947 et de Mauritz, magasin pour hommes et enfants qu'il a racheté en 1968. Depuis, nous avons saisi des opportunités d'acquisitions. Et nous nous sommes diversifiés en lançant COS. Nous poursuivrons cette stratégie en ajoutant de nouvelles lignes de produits à notre offre. Mais, rien n'est encore dans les tuyaux.COS poursuit-il vraiment son expansion ?Nous continuons de développer cette enseigne. Elle a été lancée en 2007. Nous exploitons aujourd'hui 25 magasins. Et COS est présente au Royaume-Uni, en Allemagne, Espagne, Belgique, aux Pays-Bas, au Danemark et en France. Nous ouvrirons une dizaine de magasins en 2010. Deux magasins vont ouvrir cette année en France, à Bordeaux et Toulouse. Et nous envisageons d'implanter COS dans d'autres pays.Vous exploitez 200 H&M aux États-Unis. Le compte est bon ?Non, nous n'en avons pas terminé avec notre expansion là-bas. Les États-Unis sont le premier marché de mode au monde. Ce sera l'un des pays où nous nous développerons le plus. En 2010, au global, dans le monde entier, nous ouvrirons 240 magasins.Dans vos campagnes de pub, comment utiliserez-vous l'inauguration du magasin des Champs-Élysées ?Ce sera un magasin sensationnel. Et travailler avec Jean Nouvel a été une expérience fantastique. Nous allons utiliser ce magasin pour une campagne mondiale. Et, peut être, dévoilerons-nous à cette date une collaboration nouvelle avec un designer. Vous verrez !

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