Regain de volatilité en vue sur les places boursières

Après un rally de neuf jours et un nouveau vent de panique sur la dette grecque jeudi dernier, où vont les marchés ? La question se pose d'autant plus que surviennent désormais des craintes sur la solidité de la reprise outre-Atlantique.Dans l'ensemble, les spécialistes ne sont pas très optimistes pour les semaines à venir. « Nous sommes dans une phase de vide saisonnier postdividendes et prérésultats sans grande tendance microéconomique. C'est la macroéconomie qui fait les marchés, ce qui va alimenter la volatilité dans les prochaines semaines et probablement peser sur les indices », estime Arielle Levi, gérante actions européennes chez CCR AM. Pas d'illusionsUn avis partagé par Benoît Trioux, gérant chez Axa IM qui souligne qu'il y a « une véritable inquiétude des investisseurs sur la durée de la reprise avec la crainte d'un « double dip ». Craintes particulièrement justifiées avec la forte pression fiscale et le retrait de mesures de soutien à l'économie ». Ce pessimisme ambiant pourrait pourtant être circonscrit par de bons résultats semestriels dont le coup d'envoi sera donné le 12 juillet par la publication de ceux d'Alcoa. Mais sur ce point aussi, les experts ne se font pas d'illusions. Car contrairement à ce qui prévalait depuis un an, le consensus colle désormais au plus près des résultats. De fait, leur révision à la hausse des prévisions bénéficiaires est désormais limitée. Ce qui fait dire à Benoît Trioux que « même si les résultats semestriels sont suceptibles d'être bons, le marché devrait rester sans grande orientation dans les semaines à venir ». Seules de bonnes perspectives sur le second semestre, et surtout sur le début 2011 pourraient impacter positivement les marchés. Mais vu les craintes qui pèsent sur la solidité de la reprise, c'est loin d'être gagné.Malgré tout, les marchés ne manquent pas de facteurs de soutien. « Ils restent très attractifs. Le consensus table sur une croissance de plus de 20 % des bénéfices l'an prochain. Cela ne sera peut-être pas faisable mais avec des PER sur certains indices européens à 9,5 fois les résultats 2011, le marché table sur une croissance zéro pour l'an prochain, soit un scénario irréaliste », explique Frédéric Buzaré, responsable de la gestion actions chez Dexia AM. « Lorsque les rendements de l'indice Euro Stoxx 50 sont de 4,31 % et lorsque les taux sans risque du Bund sont de 2,61 %, c'est un signal fort d'achat », confirme de son côté le gérant de chez Axa IM. Au-delà d'un marché bradé, l'expert de chez Dexia AM met également en avant que si «la réduction des déficits va faire perdre 1 % de croissance en zone euro, cela devrait être compensé par un euro affaibli. Gaël Vautrin

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