Panneaux solaires : Solarezo se met sous la protection de la justice

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Une victime de plus pour l\'industrie solaire tricolore. Le groupe Solarezo, dont le siège est à Lyon et l\'unité d\'assemblage à Pontoux-sur-l\'Adour (Landes), se voit contraint de se placer sous l\'aile de la justice commerciale. Le tribunal de commerce de Dax l\'a placé mercredi après-midi 26 juin en redressement judiciaire. « Nous sollicitons le bénéfice de cette procédure pour protéger le carnet de commandes de nos clients », avait précisé Laurent Giraud, président de la PMI, dans un communiqué publié dans la matinée. Des commandes qu\'il chiffre à une « cinquantaine de millions d\'euros ».Le contexte est connu : la société, forte d\'une centaine de salariés pour 9 millions d\'euros de revenus en 2012, a été déstabilisée il y a deux ans par « les errements du système règlementaire » de cette énergie renouvelable. En d\'autres termes, cette entreprise spécialisée pour l\'essentiel dans le photovoltaïque avait subi le contrecoup du moratoire sur le solaire décrété par le gouvernement Fillon fin 2010.Reconstituer le fonds de roulementDepuis de longs mois, Solarezo négociait donc avec ses trois banquiers historiques des concours supplémentaires pour reconstituer un fonds de roulement consommé par la période difficile du moratoire. Ainsi donc, Crédit Agricole d\'Aquitaine, Crédit Agricole Pyrénées et Banque Populaire Aquitaine étaient sollicités pour « apporter chacun 1 million d\'euros », précise le dirigeant à Acteurs de l\'économie. Sous réserve que ce trio fasse le premier pas, les organismes financiers publics, tels que bpifrance, acceptaient alors d\'intervenir sous forme de garanties, notamment. De leur côté, les actionnaires - le chimiste DRT, Laurent Giraud et un autre associé, personne physique - s\'engageaient à mettre ensemble 1 million d\'euros. En outre, une ouverture du capital à d\'autres partenaires était même prévue. Selon le patron de Solarezo, le blocage est venu des banques qu\'il accuse d\'avoir « blacklisté le photovoltaïque ». Face à ce qu\'il qualifie d\'« inertie répétée », le dirigeant s\'est donc résolu à se tourner vers la justice consulaire. Avec la volonté de pérenniser le groupe qui, un temps, s\'était porté candidat à la reprise des actifs de Photowatt, à Bourgoin Jallieu (Isère), et qui envisageait même de se mettre sur les rangs pour reprendre l\'usine Bosch de Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise, qui s\'était reconvertie dans le solaire, activité que le groupe a décidé de fermé. 

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