Dior, Saint Laurent et Balenciaga parient sur de nouveaux designers

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A nouvelle année, nouvelle tendance. En abordant 2013 avec chacune un nouveau directeur artistique, les trois célèbres maisons de couture françaises Dior, Saint Laurent et Balenciaga espèrent créer un nouveau désir auprès des consommateurs et ainsi doper leurs vente. C\'est en tout cas ce que pensent les spécialistes du secteur. \"Madeleine Vionnet disait que les artistes sont faits pour rêver, les couturiers doivent vendre des vêtements sinon ils ferment boutique\", rappelle Pamela Golbin, conservatrice générale au musée des Arts Décoratifs interrogée par l\'AFP.\"Les marques ont besoin de se régénérer\"Or pour séduire, à l\'heure où le luxe, bien qu\'il soit un véritable roc dans la crise, s\'interroge tout de même sur ses futures performances, rien de tel qu\'un peu de sang neuf.  \"La nouvelle manière de créer le désir pour les marques est de prendre de nouveaux créatifs\", confirme le consultant Jean-Jacques Picart, lui aussi interrogé par l\'AFP. \"Les marques ont besoin à un moment donné de se régénérer, involontairement comme pour John Galliano\", licencié par Dior après des propos antisémites, \"ou volontairement chez Yves Saint Laurent et Balenciaga\", ajoute Serge Carreira, maître de conférences à Sciences Po.Pour rappel, en 2012, le styliste d\'origine tunisienne Hedi Slimane a pris les commandes chez Saint Laurent, tandis que le Belge Raf Simons s\'installait chez Dior et l\'Américain d\'origine chinoise Alexander Wang chez Balenciaga.\"Un nouveau cycle\"Le milieu de la mode y voit le démarrage d\'un nouveau cycle, comme au début des années 2000 avec les arrivées de Tom Ford chez Yves Saint Laurent et Hedi Slimane chez Dior Homme, explique Jean-Jacques Picart. \"Douze ans, cela correspond presque à une génération\", poursuit-il. Et cette nouvelle ère devra rimer avec audace. Car \"aujourd\'hui dessiner une robe n\'est plus suffisant\", analyse Serge Carreira, pas plus que la griffe. \"On revient à la clé du succès, une identité forte, un produit différenciant\", assure-t-il. Et de préciser : \"l\'histoire montre que c\'est l\'audace qui paie\". 

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