Retraites  :  la Cnav insiste sur la prise en compte de la pénibilité

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urance vieillesseAu cours du premier semestre ? Ou après le congrès de la CFDT, qui se tiendra en juin ? La deuxième hypothèse a le vent en poupe, s'agissant du « timing » de la réforme des retraites, annoncée par Nicolas Sarkozy. En charge du dossier, le ministre du Travail et des Affaires sociales, Xavier Darcos, laisse entendre qu'il a besoin de la CFDT, et qu'il faut donc laisser passer les échéances propres à la centrale syndicale. Quoi qu'il en soit, les leviers que pourra actionner le gouvernement ne sont pas si nombreux. Comme le résume Danièle Karniewicz, présidente (CGC) de la Caisse nationale d'assurance vieillesse, interrogée par « La Tribune », « il n'est guère envisageable de baisser le niveau des pensions, ni d'augmenter sensiblement les cotisations ». Le principal curseur sera donc la durée de cotisation, qui sera probablement accrue. Mais cette augmentation peut-elle être la même pour tout le monde ? La présidente de la Cnav ne le pense pas. Interrogée hier sur RMC, elle a jugé « incontournable » d'aborder la question du départ à la retraite des salariés ayant exercé des métiers pénibles. « Il y a une attente très forte des Français qui font des travaux effectivement difficiles », a-t-elle ajouté.problèmes techniquesAutrement dit, ces salariés ne verraient pas leur durée de cotisation augmenter autant que la moyenne. Le hic, c'est que si elle est généralement approuvée sur le principe, la prise en compte de la pénibilité pose de redoutables problèmes techniques. À partir de combien d'années passées à un poste difficile aurait-on droit à un départ anticipé ? Danièle Karniewicz estime nécessaire d'intégrer une composante « maladie » dans cette prise en compte. Mais ce point fait débat. I. B.

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