La fiscalité verte perd ses couleurs

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Le projet de budget 2011 confirme une orientation politique déjà connue?: la politique environnementale ne fait plus partie des priorités gouvernementales. Premier signe, le budget du ministère du Développement durable stagne (0 %) d'une année sur l'autre. Deuxième signe, les crédits d'impôt créés en faveur de l'achat d'équipements d'isolation et d'appareillages fonctionnant à l'aide d'une énergie renouvelable ou économes en énergie (chauffe-eau solaires, pompes à chaleur, chauffe-eau basse consommation ou à condensation, poêles à bois...) sont abaissés de 10 %. Ces crédits d'impôt s'étageaient entre 25 % et 40 % du prix du matériel. Ils évolueront désormais entre 15 % et 35 %.Troisième signe, le crédit d'impôt en faveur de l'installation de panneaux photovoltaïques est réduit de moitié (de 50 % à 25 %). Un coup rude pour la filière, dont les professionnels ont vivement exprimé leur désapprobation, d'autant que la mesure intervient après deux baisses consécutives et récentes des tarifs de rachat de l'électricité photovoltaïque par EDF. Le coup de frein au développement de cette technologie propre, qui a connu un développement de 600 % en deux ans, est justifié par le gouvernement par le fait que cette filière profite plus aux industriels étrangers et chinois particulièrement. R. J.

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