Moins d'aides pour les licenciés économiques

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EmploiEn dépit de la très forte augmentation du nombre de personnes ayant perdu leur emploi pour cause de crise dès la mi-2008, la contribution financière de l'État aux dispositifs d'aide au reclassement a continué de décliner l'année dernière. Selon une étude du ministère du Travail, l'État n'y a, en effet, consacré que 32,8 millions d'euros en 2008, un montant en baisse de près d'un tiers par rapport à 2004 (59 millions d'euros).Principales victimes du désengagement de l'État, les cellules de reclassement. Lorsque l'entreprise est en faillite ou en grande difficulté financière, les deniers publics prennent, en effet, le relais pour accompagner les salariés licenciés. En 2008, quelque 386 cellules de reclassement accueillant 11.900 personnes ont bénéficié d'une aide publique, soit 5 % de moins qu'en 2007. En revanche, le financement d'allocations temporaires dégressives, qui compense la reprise d'un emploi à un salaire inférieur, a progressé de 15 % sur un an, après avoir baissé depuis 2004.congé de reclassementGlobalement, le retrait de l'État est aussi lié à un report de la prise en charge vers d'autres acteurs. La législation oblige désormais les entreprises de plus de 1.000 salariés à prendre notamment en charge un congé de reclassement pendant neuf mois. Pour les licenciés économiques par des sociétés plus petites, l'État n'assume que très partiellement le coût de la convention de reclassement personnalisée (CRP), l'essentiel étant pris en charge par les partenaires sociaux via l'Unedic. Or, les moyens du régime d'assurance chômage sont limités (lire ci-dessus). Le problème risque d'être crucial en 2009 alors que le nombre de plans de sauvegarde de l'emploi a fortement augmenté. À fin septembre, 1.662 avaient déjà été lancés, contre 1.061 pour l'ensemble de 2008. A. L.

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