En attendant Copenhague, l'Europe cache son jeu

 |   |  286  mots
Climat« Sans un paquet crédible sur le financement des efforts d'atténuation du changement climatique et d'adaptation, un accord à Copenhague est improbable », écrivait cette semaine le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. La réunion des chefs d'État et de gouvernement européens, qui s'est terminée hier à Bruxelles, n'aura pas été de nature à le rassurer. Les Vingt-Sept ont bien rappelé qu'environ 100 milliards d'euros de transferts en faveur des pays en développement seraient nécessaires chaque année à partir de 2020 pour maintenir le changement climatique dans des limites supportables. Mais ils ont refusé de chiffrer leur propre engagement. La Commission européenne, appuyée par la présidence suédoise de l'Union européenne, recommandait un transfert « de 2 à 15 milliards » d'euros. Ban Ki-moon plaidait pour « un chiffre substantiel ».« mesures adéquates »« Le résultat est assez satisfaisant. Nous avons maintenant un mandat clair », a toutefois commenté Nicolas Sarkozy à l'issue du sommet. Le président français a obtenu à l'arraché qu'une référence à une taxe carbone aux frontières soit inscrite dans le mandat, sous le vocable de « mesures adéquates ». « Le mot n'y est pas, mais l'idée ? oui », a-t-il assuré? Une autre idée chère à Paris a émergé : celle d'une taxe sur les transactions financières mondiales, qui permettrait d'abonder les fameux 100 milliards, sous le nom de « modes de financement novateurs ». Le président veut constituer un « axe » avec Berlin et plusieurs pays émergents comme le Brésil et le Mexique, « pour faire face aux trois univers que sont la Chine, l'Inde et les États-Unis » d'ici l'ouverture des négociations en décembre. F. A., à Bruxelle

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :