Il est omniprésent sur la scène médiatique. Depuis ses performances dans Chien de la casse et Yannick, Raphaël Quenard, césar 2024 de la meilleure révélation masculine, trace sa route tout feu tout flamme. Très demandé au cinéma, celui qui y incarnera Johnny Hallyday en 2027 s'est même invité dans le paysage littéraire, signant Clamser à Tataouine (Flammarion), élucubrations jubilatoires d'un psychopathe meurtrier, nourri au verbe singulier de son auteur.
Le livre s'est déjà vendu à plus de 60. 000 exemplaires en deux mois, un carton pour un premier roman. Alors qu'il développe ainsi avec succès son personnage inimitable dans plusieurs formes de récit et sur différents supports, on ne s'étonne qu'à peine de le découvrir réalisateur avec le « mockumentaire » autobiographique I Love Peru.
« La vérité, c'est qu'il n'y a pas de vérité. » Ces mots de Pablo Neruda ouvrent I Love Peru et enclenchent un vertige : combien la comédie permanente de Raphaël Quenard emprunte à la réalité, et combien doit-elle à la fiction ? Le premier long-métrage derrière la caméra de cet acteur unique en son genre devait l'être tout autant. Raphaël Quenard se parodie sans aucun ménagement dans ce faux documentaire coécrit et coréalisé avec Hugo David, gardant le principe de réalité détournée de leur court-métrage L'Acteur (2023).