Tarek Boudali : « Je reste ce gamin fils d'ouvrier chez Renault qui a toujours rêvé de faire du cinéma »
ENTRETIEN — À l’affiche d’une nouvelle comédie romantique, l’acteur, devenu l’une des figures bankable du cinéma français, ne renie rien de son parcours de galérien. Il se confie sans ambages. Rencontre.
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel
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Rencontre avec Tarek Boudali à l'occasion de la sortie de son nouveau film.
LTD/Corentin Fohlen/ Divergence pour La Tribune Dimanche
Enfant, il rêvait devant les films de Belmondo. Toc toc badaboum, aujourd'hui c'est lui qui réalise ses propres cascades. Acteur, réalisateur, scénariste, cet autodidacte qui a grandi en cité HLM à Boulogne-Billancourt accumule depuis dix ans plus de 15 millions d'entrées au cinéma.
Avec la « bande à Fifi », ce Franco-Marocain de 45 ans est devenu un incontournable des comédies populaires. Il débarque seul à l'hôtel Le Burgundy, à quelques pas de la Madeleine, pour parler entre autres d'Un mariage sans fin, un film feel good dans lequel il tient le rôle principal. Plutôt timide, il ne raffole pas de parler de lui. Son dada ? Faire rire ceux qui pleurent. Aider, gâter, consoler... Bref, un ami qui nous veut du bien.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Votre personnage est coincé dans une boucle temporelle. Ça représente une angoisse pour vous ?
TAREK BOUDALI — Complètement. J'ai une angoisse de la routine car je n'aime pas ce côté répétitif. Je comprends totalement ceux qui ont besoin d'avoir une vie bien rangée, mais pour moi c'est insupportable. C'est aussi la raison pour laquelle j'ai toujours rêvé de faire ce métier.
Si aujourd'hui vous êtes l'un des acteurs et réalisateurs les plus bankable du cinéma français, vous avez aussi pas mal galéré !
Voire beaucoup ! Je suis la preuve vivante qu'il ne faut jamais abandonner. Je me souviens de ce prof de français qui s'est bien foutu de moi quand il a dit devant toute la classe que j'aimerais devenir acteur. Que d'autres élèves rient de moi, je peux comprendre car ça reste des enfants, mais qu'un prof réagisse avec un tel mépris, c'est incompréhensible. En revanche, de toute ma scolarité, il est l'unique à m'avoir autant humilié. J'ai un profond respect pour le corps enseignant. Et puis finalement, peut-être que cette humiliation m'a encore plus donné l'envie de me battre.
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