Jean-Pierre Darroussin et Élodie Frégé : « Nous avions très envie de rejouer ensemble »
Le chef de la DGSE dans la série « Le Bureau des Légendes », incarné par Jean-Pierre Darroussin, et l'ex-gagnante de la « Star Ac » Élodie Frégé s'étaient déjà donné la réplique au théâtre. Interview croisée des capitaines de gendarmerie Adrien et Alice Nerval.
Propos recueillis par Mathilde Giard
Jean-Pierre Darroussin et Élodie Frégé se sont confié à « La Tribune Dimanche », tous deux à l'affiche de « Meurtres à Millau ».
LA TRIBUNE DIMANCHE — Vous formez un tandem d'enquêteurs atypique...
JEAN-PIERRE DARROUSSIN — Oui, il y a beaucoup de sous-texte. Mis à pied pour des problèmes d'alcoolisme, je suis réintégré grâce à ma belle-fille, Alice, capitaine de gendarmerie comme moi. En rémission, je fais profil bas et j'ai des choses à prouver. L'enjeu de mon personnage est de retrouver le respect de son fils et de son corps professionnel.
ÉLODIE FRÉGÉ — Chargée de l'enquête, je me bats pour réhabiliter mon beau-père Adrien auprès de mon mari qui a coupé les ponts avec lui. Je prends ce risque car je vois mon enfant souffrir d'être privé du lien avec son grand-père.
Qu'est-ce qui vous a séduits dans le scénario ?
J.-P.D. Je trouve intéressant que le service public aide à la promotion du patrimoine régional grâce à une intrigue policière. Ça me plaît de m'inscrire dans ce cadre, que les habitants puissent reconnaître leur territoire sur le petit écran, une proximité non réservée à Paris. Les protagonistes ne sont pas des gangsters, mais des personnages bien implantés dans ces causses parmi les plus beaux paysages de France. Ils sont animés par des mobiles très humains, telle la vengeance. C'est la première fois que je joue un gendarme, sans uniforme, après avoir été le directeur de la DGSE dans Le Bureau des légendes sur Canal + et un policier tourmenté dans un thriller sur TF1, Une si longue nuit, face à Mathilde Seigner.
Dans la série, le cadavre de Paul Gasteuil est découvert portant un masque de diable près du viaduc de Millau. (Crédits : LTD/Fabien MAL0T/France Télévision)
E.F. J'avais très envie de rejouer avec Jean-Pierre Darroussin après la pièce Le Principe d'incertitude de Simon Stephens, fin 2023. J'étais frustrée que le spectacle n'ait pas duré plus longtemps... Là, nous avons beaucoup de scènes en huis clos, en voiture. Je tiens le volant alors que je conduis si peu dans la vraie vie : Jean-Pierre m'a appris à utiliser la caméra de recul pour la marche arrière !
Vous connaissiez déjà la région de Millau ?
J.-P.D. Je me rappelle avoir traversé Millau en stop dans ma jeunesse, d'Aniane à Paris, avec ma petite amie de l'époque. Puis, dans les années 1970, j'ai participé aux rassemblements dans le Larzac. Là, à bord de ma 2CV, c'est moi qui avais pris en stop l'un des milliers de jeunes qui marchaient sur la route : le chanteur Graeme Allwright...
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E.F. Peu, mais j'aimerais y revenir pour faire du canoë dans les gorges du Tarn ou le stade d'eaux vives de Millau, dont j'ignorais qu'il était réputé pour le kayak freestyle. Originaire de Cosne-Cours-sur-Loire, j'ai beaucoup pagayé sur la Loire avec mon père, dans ma Nièvre natale.