Zébrures d’automne à Limoges : le festival des langues françaises revient en force
ARMELLE HÉLIOT

Fresque historique flamboyante, « Kaldûn » retrace la déportation des insurgés algériens vers la Nouvelle-Calédonie.
LTD/Christophe Raynaud de Lage
ARMELLE HÉLIOT

Fresque historique flamboyante, « Kaldûn » retrace la déportation des insurgés algériens vers la Nouvelle-Calédonie.
LTD/Christophe Raynaud de Lage
Il était une fois « les Francophonies ». En 1984, alors qu'après la fondation de Nanterre-Amandiers, il avait été nommé à la direction du centre dramatique de Limoges, le poète et grand homme de théâtre belge, Pierre Debauche, eut la volonté de créer un festival qui puisse fédérer les langues françaises palpitant autour de la Terre.
Il savait ce que sont les moirures d'une même langue, d'un continent à l'autre. Il appela auprès de lui une femme généreuse et intelligente, Monique Blin, enfant du Théâtre des Nations. Âme des Amandiers, elle fut la co-fondatrice et première directrice de ce festival exceptionnel.
De 2000 à 2006, l'entreprenant Patrick Le Mauff lui succède avant le règne, très fertile, de Marie-Agnès Sevestre, jusqu'en 2016. Grand esprit, issu de la famille des griots du légendaire Sotigui Kouyaté, aristocrate chez Peter Brook, Hassane Kassi Kouyaté, va imprimer une évolution temporelle à la manifestation. Les Francophonies sont là, mais le festival se déploie en deux volets de « Zébrures ».

À lire également
Celles d'automne débutent ce mercredi 24, jusqu'au 4 octobre. Limoges est alors une fête et essaime au-delà. Créations de textes théâtraux, lectures, rencontres, danse et musique, discussions amicales mais sans complaisance, les Zébrures d'automne rassemblent toutes les langues françaises. D'Amérique à Asie, d'Afrique à Europe, et bien au-delà.
ARMELLE HÉLIOT
Courbet, Rembrandt, Monet, De Vinci... Quand les artistes explorent l'art de l'autoportrait
Olivier Faure, une « pré-primaire » pour contraindre Glucksmann. La chronique politique de Pierre Lepelletier
Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin soigne sa gauche
Ces macronistes bientôt arrimés à Pécresse