Exclusif : Le SOS des chefs pour l'océan
Charlotte Langrand
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L’anguille sauvage a vu sa population s’effondrer.
© LTD / Mathieu Foulquié/Biosphoto
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L’anguille sauvage a vu sa population s’effondrer.
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Ils sont tous sur le même bateau... qui prend l'eau. Les chefs cuisiniers, les pêcheurs et, à l'autre bout de la chaîne, les consommateurs verront-ils disparaître bientôt de leurs cales, de leurs cuisines et de leurs assiettes les poissons qu'ils affectionnent? Les chiffres sont alarmants : 35,4 % des ressources marines sont surexploitées, la pêche illégale représente 20 % des captures mondiales (de 11 à 26 millions de tonnes par an) et 35 % des prises sont gaspillées, capturées et tuées... pour rien. Pire, la liste rouge des espèces marines en danger d'extinction ne cesse d'augmenter, notamment pour différentes sortes de saumons sauvages et pour les anguilles, dont la population s'est effondrée... En cause: les contaminations industrielles, la surpêche intensive et le manque de diversité de notre alimentation quotidienne, qui sursollicite toujours les mêmes poissons.
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Devant ce triste tableau, les chefs, chevilles centrales de la consommation, à mi-chemin entre les pêcheurs et le consommateur, ont décidé d'agir avant qu'il ne soit trop tard. « Je veux rester optimiste, affirme Mauro Colagreco, vice-président de l'association Relais & Châteaux (R&C). Nous devons absolument lutter contre la perte de notre biodiversité car nous pouvons encore changer les choses. Par exemple, les quotas de pêche pour le thon rouge décidés par le passé ont donné des résultats: les stocks s'étaient reconstitués et nous avons ensuite pu le remettre à la carte de nos restaurants. »
Charlotte Langrand
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