Chronique de François Simon : Que vaut la table de Norbert Tarayre au Prince De Galles ?
Par François Simon
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Norbert Tarayre
© Anthony Passant
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Norbert Tarayre
© Anthony Passant
Sans doute lassés des honoraires trop violents des « grands chefs », les palaces se rabattent aujourd'hui sur des jeunes pousses ébouriffées susceptibles de leur rabattre Beyoncé, followers et influenceurs. Finalement, à quoi bon faire un soufflé aux oursins qui coûte un bras pour un maigre public de privilégiés indifférents alors qu'avec des tomates farcies on fait salle comble et chef comptable tombant dans les pommes de félicité ? Pourquoi faire compliqué avec des triples saltos arrière les yeux fermés alors qu'en un SMS la galaxie accourt vers vous ?
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Dernier en date à s'adonner à cet exercice, le Prince de Galles, qui doit encore se ronger l'intérieur des joues d'avoir remercié Stéphanie Le Quellec (rayonnant maintenant à la Scène, Vive et Kitchen, au sein de l'hôtel Madame Rêve) juste avant qu'elle ne décroche ses deux étoiles. Quoique. À la surprise générale, la direction s'engagea sur un candidat virevoltant, sympathique dans sa gouaille décomplexée, à savoir Norbert Tarayre, alias Nono, star des plateaux télé (Norbert, commis d'office), formé ici et là, entrant dans les cuisines de Bernard Loiseau avec un faux CV. Bref, tout pour plaire à une clientèle friande de personnages décalés, un brin clivant, mais avec une énergie de dératé propre à la « ouaf ouaf food », promettant un « choc thermique » et des « sauces de salaud » (le 19 octobre dans Le Monde). Est-il là aujourd'hui, lui qui est annoncé en « résidence » au 19.20, ex-bar de l'hôtel ?
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