LA TRIBUNE DIMANCHE — Comment réagissez-vous aux attaques de Donald Trump et de J.D. Vance contre Volodymyr Zelensky ?
JOSÉ MANUEL ALBARES — L'Espagne est aux côtés de l'Ukraine et de Volodymyr Zelensky, un président démocratiquement élu. Le peuple ukrainien peut compter sur le soutien de l'Espagne, comme l'a démontré la dernière visite du chef du gouvernement, Pedro Sánchez, à Kiev, au cours de laquelle il a annoncé une aide supplémentaire de 1 milliard d'euros. C'est le message que j'ai transmis dès vendredi à mon ami le ministre des Affaires étrangères ukrainien. Ils ne sont pas seuls. Nous sommes avec eux. Ce qui s'est passé montre aussi que l'Europe est plus que jamais nécessaire.
Mais, avec cet épisode à la Maison-Blanche, la perspective de la fin de la guerre en Ukraine semble s'éloigner...
Le chemin vers la paix doit, à mon sens, se construire en trois phases. La première, et c'est celle que nous vivons actuellement, consiste à faire la paix. Il y aura ensuite un deuxième temps où il faudra être sûr que toutes les parties donnent le même sens aux mots qui seront utilisés. Cette phase doit aussi servir à obtenir des garanties pour que la paix signée soit durable, juste et globale. Nous ne voulons pas d'un simple cessez-le-feu ou, pire encore, d'une trêve qui ne serait qu'une pause entre deux guerres. Enfin, il faudra s'accorder sur les moyens et le mandat requis pour s'assurer de ces garanties.