Coupe du monde à 48, première. Et peut-être dernière, le président de la Fifa, Gianni Infantino, laissant flotter l’idée d’un passage à 64 dans quatre ans. Plaisant sur le terrain et raisonnable en polémiques au regard du contexte, ce tournoi à la démesure de son principal pays hôte, les États-Unis, marque néanmoins un tournant dans la compromission de la Fifa, « fournisseur officiel de bonheur pour l’humanité depuis cent vingt ans ». « Le rêve américain est devenu réalité », a encore pontifié Infantino. « De loin, le plus grand Mondial de l’Histoire », a embrayé Donald Trump depuis la Trump Tower.
Alors que des pluies diluviennes s’abattaient sur East Rutherford, provoquant l’annulation de l’entraînement de l’Espagne, le groupe d’étude technique de la Fifa a présenté hier une analyse pointue des tendances dans le tournoi : plus de pressing à deux attaquants, de buts de l’extérieur de la surface, de blocs bas (dont la France, louée pour ses transitions rapides)…
Arsène Wenger, responsable du développement, a estimé que voir l’Espagne et l’Argentine en finale était un « message très positif » : « En raison de la longueur de la compétition, les équipes qui vont en finale sont celles qui ont le plus grand esprit d’équipe. Ce n’est pas forcément mesurable, mais l’Espagne et l’Argentine ont montré plus de solidarité que les autres. » La première avec son « intelligence collective, sa qualité technique » et sa défense. La seconde par sa « mentalité » et son attaque.