La population de Gaza attend désespérément la distribution d'aide humanitaire
avec AFP
La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 53.592 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU.
Après plus de deux mois et demi d'un blocus total, MSF accuse Israël d'accorder une aide « ridiculement insuffisante » au regard des besoins immenses de la population dans l'enclave palestinienne.
Les Palestiniens de la bande de Gaza attendent désespérément mercredi une distribution d'aide humanitaire alors que la pression internationale s'accentue sur Israël, accusé de ne laisser entrer dans le territoire assiégé qu'une portion d'aide sans rapport avec les besoins immenses de la population. « La situation est insupportable. Aucune aide n'est entrée et personne ne nous distribue quoi que ce soit », a déclaré Oum Talal al-Masri, 53 ans, depuis un quartier de la ville de Gaza. « Nous arrivons à peine à préparer un repas par jour. L'aide n'est pas un luxe - nous avons un besoin urgent et désespéré de tout : nourriture, médicaments, eau potable et produits d'hygiène », a-t-elle ajouté.
Après plus de deux mois et demi d'un blocus total imposé à la bande de Gaza, Israël a annoncé avoir laissé passé une centaine de camions de l'ONU lundi et mardi. Une « goutte d'eau dans l'océan » selon l'organisation internationale qui se plaint de complications imposées par Israël pour acheminer les convois.
De son côté, l'ONG Médecins sans frontières a accusé Israël de ne laisser entrer qu'une aide « ridiculement insuffisante » face aux besoins du territoire, seulement pour ne pas être accusé « de famine imposée à la population ».« Ce plan est une manière d'instrumentaliser l'aide, en la transformant en outil au service des objectifs militaires des forces israéliennes », s'est insurgé la coordinatrice des urgences MSF à Khan Younis.
Face à la situation humanitaire catastrophique et l'intensification des opérations militaires israéliennes à Gaza, de nombreux pays ont accentué la pression. L'Union européenne a annoncé vouloir réexaminer son accord d'association avec Israël, en vigueur depuis 2000 et le Royaume-Uni a dit suspendre les négociations sur un accord de libre-échange.
Le pape Léon XIV a quant à lancé mercredi un « appel pressant » à laisser entrer « une aide humanitaire décente » à Gaza et à « mettre fin aux hostilités »,« dont le prix atroce est payé par les enfants, les personnes âgées et les malades ».
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