Intelligence artificielle : Brookfield et Mistral AI misent des milliards sur la France
Lucie Robequain
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Le 6 février 2025, s’est tenu le prologue scientifique du sommet à Saclay.
LTD/JOEL SAGET/AFPs
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Le 6 février 2025, s’est tenu le prologue scientifique du sommet à Saclay.
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Paris tente le hold-up. Bien consciente du bras de fer qui se joue entre la Chine et les États-Unis pour remporter la bataille de l'intelligence artificielle, la ville convie tout ce que la planète compte de Prix Nobel, de chefs d'État et de leaders mondiaux pour renverser le match, remettre la France au centre du jeu et éviter de voir quelques milliardaires américains rafler l'intégralité de la mise. De la santé au climat en passant par l'agriculture, le travail et l'éducation, les start-up françaises veulent profiter de l'occasion pour multiplier les contrats commerciaux, lever des fonds et montrer qu'elles tiennent leur place dans la compétition mondiale. « Celui qui contrôle l'accès aux clients est celui qui gagne. On peut toujours changer de langage d'IA ensuite », résume un organisateur du sommet.
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La bataille des LLM - ces fameux langages par lesquels s'exprime l'IA - reste néanmoins cruciale, ne serait-ce que pour garantir notre souveraineté (défense, santé, etc.). L'Europe veut s'assurer de ne pas totalement dépendre des mastodontes américains. Des investissements seront annoncés demain matin par Emmanuel Macron, sous la verrière du Grand Palais, pour donner aux entreprises et aux chercheurs des capacités de calcul à hauteur de leurs ambitions. Ils permettront de plus que doubler les capacités nationales - on sait que le leadership technologique se joue essentiellement sur ce terrain-là.
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Lucie Robequain