Sommet sur l'IA : Emmanuel Macron dresse son ambition pour la France
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Pour Emmanuel Macron, la France a toutes les cartes en main pour réussir dans la course à l'IA (photo d'illustration).
TERESA SUAREZ/Pool via REUTERS
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Pour Emmanuel Macron, la France a toutes les cartes en main pour réussir dans la course à l'IA (photo d'illustration).
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C'était l'événement de la semaine : le Sommet pour l'action sur l'IA. L'occasion pour Emmanuel Macron de donner sa vision concernant l'intelligence artificielle et ses ambitions pour la France. Autant de sujets qu'il a développés lors d'un échange avec plusieurs médias de presse régionale ce vendredi et que La Tribune vous résume.
Et une chose est sûre pour le chef de l'État : la France a toutes les cartes en main pour se positionner dans la course à l'IA, dont la concurrence s'est un peu plus exacerbée ces derniers jours avec l'arrivée sur le marché de l'intelligence artificielle de la start-up chinoise DeepSeek.
Selon Emmanuel Macron, la France se situe « sans doute dans le Top 3 mondial en termes de chercheurs, mathématiciens, data scientists spécialistes de l'IA », rapporte Ouest France, présent lors de l'échange. En outre, la France compte beaucoup de données « qui sont publiques, sûres et de qualité ». Quant au financement, il cite les quatre milliards d'euros en 2027 pour France 2030 et promet des « financements privés démultipliés ».
Sans oublier de vanter l'énergie décarbonée et moins onéreuse qu'ailleurs à l'étranger. Un atout pour les supercalculateurs qui bénéficieront ainsi d'une énergie électrique « à 95 % décarbonée », assure-t-il.
Le chef de l'État affirme également que 28 sites ont été identifiés pour accueillir des data centers. « Certains sont prêts tout de suite, d'autres le seront d'ici 18 à 24 mois », détaille-t-il. Ils seront répartis aux quatre coins du territoire, des Hauts-de-France au Grand Est en passant par l'Île-de-France et la Normandie, cite encore Ouest France.
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Des propos qui font écho à l'annonce, jeudi, de la construction en France, par les Émirats arabes unis d'un « campus » axé sur l'intelligence artificielle avec un data center géant d'une capacité de calcul pouvant aller jusqu'à un gigawatt. « Ce qui représente des investissements d'un ordre de grandeur de 30 à 50 milliards d'euros », selon l'Élysée. Il sera le plus grand campus en Europe consacré à l'IA, a affirmé l'entourage du chef de l'État. Ces investissements font partie d'un accord de partenariat sur l'IA signé jeudi soir à Paris en présence d'Emmanuel Macron et de son homologue émirati Mohamed ben Zayed Al-Nahyane.
Les ambitions françaises s'inscrivent dans celle de l'Europe, rappelle Emmanuel Macron, pour qui il « faut plus de patriotisme économique et européen. Il faut y aller à fond, acheter l'intelligence artificielle (IA) française et européenne à chaque fois qu'elle existe! »
Dans son entretien, il dévoile que la présidente de la Commission européenne présentera, au Grand Palais et dans le cadre du Sommet, « un plan avec une dizaine de grands supercalculateurs publics dédiés à la recherche publique ou ouverts pour les start-up européennes ». Et d'assurer que « lors du sommet, plusieurs groupes mondiaux vont annoncer qu'ils adoptent nos modèles, nos IA (principalement Mistral). Et nos administrations vont acheter des solutions européennes pour améliorer leur productivité ».
Pas question néanmoins d'une course à l'IA débridée, prévient le président de la République. « Il faut des règles », tonne-t-il, expliquant qu'« il y a des tas de domaines où on n'a pas envie d'IA, parce qu'on n'a pas envie que ça crée des discriminations dans notre société ou des contrôles de masses ».
Et de citer le domaine militaire, notamment, dans lequel « des restrictions sont à mettre en place pour ne pas que des mécanismes de décisions échappent aux États » mais aussi dans celui de la culture.
En outre, Emmanuel Macron entend faire signer, à la fin du sommet, une déclaration finale aux États présents. Un texte qui comporte « des principes forts sur la protection des droits, sur l'environnement, sur l'intégrité de l'information, sur la propriété intellectuelle », détaille-t-il, mais qui ne sera pour autant pas contraignante et dont la signature sera « sur un mode volontaire ».
Pour autant, « on ne doit pas avoir peur de l'innovation », exhorte-t-il, pointant, certes, « un risque que certains ne donnent aucune règle », « mais aussi (celui) qu'à l'inverse, l'Europe se donne trop de règles, se défasse des autres et donc ne puisse plus innover ».
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Bpifrance annonce 10 milliards d'euros d'investissements dans l'IA
La banque publique Bpifrance investira 10 milliards d'euros dans l'intelligence artificielle (IA) d'ici à 2029, pour soutenir le développement de cette technologie et son adoption par les entreprises, a-t-elle indiqué vendredi dans un communiqué. L'annonce intervient au deuxième jour des tables rondes scientifiques organisées en amont du sommet de Paris pour l'action dans l'intelligence artificielle, lundi et mardi, et après l'annonce mi-janvier par les États-Unis d'un plan d'investissement dans l'IA, baptisé « Stargate », à hauteur de 500 milliards de dollars.
« Grâce à nos investissements et à notre soutien continu, nous renforçons la position de la France en tant qu'acteur mondial dans ce domaine stratégique », a déclaré au sein du communiqué le directeur général de Bpifrance, Nicolas Dufourcq.
Bpifrance, qui a déjà mené plusieurs levées de fonds pour des start-up françaises spécialisées dans l'IA, a précisé que les 10 milliards d'euros débloqués seraient destinés à des investissements directs et indirects. Les investissements directs iront à la fois dans des start-up, des acteurs spécialisés dans les infrastructures dédiées à l'IA ou les composants nécessaires au développement de cette technologie, tels que les puces.
Mais l'enveloppe globale est également destinée à « renforcer l'action » de Bpifrance dans les fonds de fonds français et internationaux, c'est-à-dire des fonds d'investissement qui investissent eux-mêmes dans d'autres fonds. Bpifrance n'a toutefois pas précisé si ces investissements dans des fonds de fonds seraient destinés à financer des entreprises d'IA exclusivement françaises.
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