La Poste poursuit son redressement
Marie-Pierre Gröndahl
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Philippe Wahl au centre de distribution Colissimo, à Thillay (Val d’Oise), en juin 2024.
LTD/Eric TSCHAEN/REA
Marie-Pierre Gröndahl
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Philippe Wahl au centre de distribution Colissimo, à Thillay (Val d’Oise), en juin 2024.
LTD/Eric TSCHAEN/REA
C'est l'heure du bilan. Quatre mois avant son départ, Philippe Wahl, président du groupe La Poste, met en avant ses choix stratégiques pour redresser cette entreprise totémique mais au modèle économique hybride. Nommé à la tête de La Banque postale en 2011 puis PDG de La Poste deux ans plus tard, cet énarque de 68 ans, diplomate et flegmatique, a dû mener un chantier auquel peu de dirigeants sont confrontés : remplacer l'essentiel de l'activité de son entreprise par d'autres moteurs de croissance.
Car le courrier, métier historique représentant encore 50 % du chiffre d'affaires en 2010, poursuit son inexorable déclin. Seulement 5 milliards de plis seront distribués cette année, contre 18 milliards en 2008. Au total, ce sont presque 7 milliards d'euros qui se sont évaporés en dix ans.
Coincée entre l'obligation d'assurer quatre missions de service public - service universel postal, aménagement du territoire, accessibilité bancaire et distribution de la presse - et la recherche d'une soutenabilité financière, La Poste a dû se diversifier en conservant une identité à laquelle ses 240.000 salariés (dont 28 % restent fonctionnaires) sont très attachés. Le tout sous la surveillance de l'État, actionnaire à 34 %, la Caisse des dépôts détenant les 66 % restants. Ce qui ne va pas sans grincements de dents.
À lire également
Dix jours avant la publication des résultats financiers de 2024, un rapport acide de la Cour des comptes a critiqué la rentabilité de l'entreprise : « [La] dégradation de La Poste [est] due à une nouvelle baisse des métiers historiques et à une rentabilité insu sante des activités de diversification. » Particulièrement visés, les services de proximité, dont les livraisons de repas aux personnes âgées.
Marie-Pierre Gröndahl
Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin soigne sa gauche
Ces macronistes bientôt arrimés à Pécresse
« Un patron de département ou de région est dépressif à son arrivée au Sénat » : l’avertissement de Philippe Tabarot à Renaud Muselier
« C’est très abordable et facile d’y jouer » : le pickleball, ce nouveau sport à la mode qui talonne le tennis aux États-Unis