Théâtre : le kung-fu des ballerines
Max Armanet
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Le spectacle rend hommage à Ip Man, médecin des pauvres, justicier des bas quartiers et maître de kung-fu.
LTD/Joyway London - Wing Chun
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Le spectacle rend hommage à Ip Man, médecin des pauvres, justicier des bas quartiers et maître de kung-fu.
LTD/Joyway London - Wing Chun
Connaissez-vous l'histoire de Wing Chun, cette jeune femme qu'un seigneur voulait marier de force et dont le refus obstiné donna naissance à un style de boxe ? Cette légende se confond avec le parcours météorique d'une étoile du cinéma, Bruce Lee, et le renom de celui qui fut son maître de combat, le célèbre Ip Man. Aujourd'hui, Wing Chun est le titre d'une comédie musicale époustouflante qui raconte la vie d'Ip Man, médecin des pauvres, justicier des bas quartiers, maître de kung-fu.
Comme dans West Side Story, l'intrigue de Wing Chun se situe dans des quartiers populaires, peuplés d'émigrés. Comme à Broadway, l'Opéra de Shenzhen a fait de la violence urbaine son sujet de ballet. Les deux ont triomphé au théâtre et sur grand écran. Mais, à la différence de la comédie musicale new-yorkaise, Wing Chun réinvente à fond le lexique corporel de l'acteur en conjuguant le vocabulaire de la danse classique et celui du kung-fu. Il en ressort une chorégraphie fluide et innovante tant pour les amateurs de ballerines que pour ceux des films de kung-fu.
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Sec et précis, le coude gauche dévie l'attaque. Les jambes glissent. La main droite, d'un mouvement synchrone, bloque l'arme qui menace, libérant le court espace conduisant à la poitrine adverse. Les deux poings répondent instantanément par une mitraille de coups qui calment net l'ennemi. Chang Hongji interprète Ip Man. Il le reconnaît : « la tâche fut rude » pour le premier danseur de l'Opéra de Shenzhen, qui durant trois ans travailla le rôle avec un corps de ballet de cinquante danseurs. En haut de l'affiche, à côté de lui, Wang Yuanlin, superbe première danseuse, joue deux rôles : celui du maître de l'école de la « paume des huit trigrammes », qui affronte en duel Ip Man, et celui de la réalisatrice dirigeant le film consacré au maître de l'école Wing Chun, second fil rouge de la pièce.
Max Armanet