Renaud Muselier et Christian Estrosi : « Sur le climat, les élus sont les acteurs du dernier kilomètre »
ENTRETIEN — Hôtes de la conférence des Nations unies pour l’océan, le président de la Région Sud et le maire de Nice, président de la Métropole Nice Côte d’Azur, insistent sur le rôle des représentants locaux.
Propos recueillis par Laurence Bottero
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Renaud Muselier, président de la région PACA et Christian Estrosi, maire de Nice, sont tous deux hôtes de la conférence des Nations unies pour l’océan.
LTD/Olivier Huitel /Crystal Pictures
LA TRIBUNE DIMANCHE — Les aires marines protégées, la décarbonation du secteur maritime sont des sujets qui vont être abordés durant la conférence. Quel peut-être le rôle du politique dans la préservation de l'océan ?
RENAUD MUSELIER — Je crois dans le poids de l'élu sur des stratégies alliant économie et environnement. La croissance peut être respectueuse de l'environnement. C'est la politique que nous menons dans la Région que je préside où nous avons consacré le premier budget 100 % vert d'Europe.
CHRISTIAN ESTROSI — Que les instances gouvernementales traitent des eaux territoriales est une chose. Si le changement climatique se situe à l'échelle planétaire, la vision globale des phénomènes de montées des eaux, d'atteinte à la biodiversité, d'érosion se font à l'échelle locale. Nous, élus, représentons les acteurs du dernier kilomètre. C'est le maillon le plus important car, sans lui, la problématique environnementale ne se traite pas.
Alors que l'on espère la ratification du traité de haute mer d'ici à la fin de l'année, Donald Trump continue de vouloir exploiter les fonds marins. La conférence des Nations unies pour l'océan, est-ce une façon pour le reste du monde d'imposer sa vision, ses certitudes ?
C.E.— Les Américains sont nos amis. Donald Trump n'est pas les Américains. La posture du président des États-Unis n'est pas la norme. De nombreux maires — de New York, de Tampa, de La Nouvelle-Orléans, de Santa Cruz — seront présents. En matière d'environnement et d'industrie de l'environnement, la France demeure la mieux placée, pour ce qui est de l'énergie, de la désalinisation d'eau de mer... Sur un volet scientifique, ce qu'il se passe actuellement aux États-Unis, avec des chercheurs dont on supprime l'accès à certaines données, est une opportunité que la France ne doit pas laisser passer.
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