Suspens sur les prolongations de la COP biodiversité
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La COP16 avortée en novembre 2024 reprend ses travaux pour trois jours à Rome.
Reuters
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La COP16 avortée en novembre 2024 reprend ses travaux pour trois jours à Rome.
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En 2022, la quinzième COP biodiversité Kunming-Montréal avait débouché sur un nouveau Cadre mondial pour la biodiversité post-2020 et des engagements pris par 195 pays sur plus d'une vingtaine de cibles à l'horizon 2030 : protéger au moins 30 % des terres et des mers ; réduire le risque d'extinction des espèces menacées et la restaurer la diversité génétique au sein des populations d'espèces indigènes ; réduire de 50 % l'introduction des espèces exotiques envahissantes ; diviser par deux le risque lié aux pesticides, couper drastiquement dans les subventions néfastes à la nature...
Les États participants avaient également convergé sur un montant de 200 milliards de dollars par an. Un montant composé à la fois de fonds privés et de participations d'ONG et de gouvernements, dont 20 milliards de transferts des pays développés vers les pays en développement à horizon 2025, et 30 milliards en 2030.
La COP suivante, organisée à Cali en novembre dernier, a enregistré quelques avancées, en précisant notamment les modalités de création d'aires marines protégées, la représentation des peuples autochtones, ou encore le partage des bénéfices liés aux ressources génétiques provenant des écosystèmes locaux.
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Mais elle a échoué faute de quorum pour adopter un accord de financement. Pourtant démissionnaire, la ministre de l'Environnement colombienne, Susana Muhamad, a donc donné rendez-vous aux États pour trois jours au siège romain de la FAO afin de tenter de conclure cette conférence, si possible sur un accord. Dans un contexte plombé par les tensions géopolitiques, les contraintes budgétaires et le retour d'un président américain climatosceptique — qui ne participe pas aux COP biodiversité mais finançait jusqu'alors des instances internationales actives sur ces sujets —, le doute planait quant au succès de cette invitation. Finalement 154 pays ont répondu présents, dont une dizaine seulement de ministres, parmi lesquels la Française Agnès Pannier-Runacher.